Le profil de personnalité INFJ

(Auteur : Dr A.J. Drenth, trad. de l’anglais par Tia, avec accord de l’auteur.
Source : http://personalityjunkie.com/the-infj/)

Le type de personnalité INFJ est l’un des plus rares des 16 types : il constitue 1 à 3% de l’ensemble de la population. Contrairement au type de personnalité INTJ, chez qui les hommes prédominent, il y a une meilleure parité chez les INFJ, avec un nombre presque égal d’hommes et de femmes.

Les INFJ sont de « vieilles âmes ». Ils grandissent souvent en ayant la sensation d’être plus sages que leur âge ne le laisse supposer. Ayant découvert les avantages de l’Intuition introvertie (Ni) très tôt au cours de leur vie, les INFJ tendent à s’appuyer sur leurs jugements et leur intuition. Ils peuvent entreprendre de conseiller leurs amis et parents, voire des membres adultes de la famille, alors qu’ils sont encore assez jeunes. Leur don pour le conseil plein de sagesse se perpétue à l’âge adulte. C’est souvent lorsqu’ils aident les autres à se comprendre et à cerner leurs problèmes que les INFJ se sentent les plus heureux et accomplis.

En raison de la force de leur intuition, beaucoup d’INFJ disent se sentir comme hors du monde. Une INFJ décrit son expérience comme un sentiment constant de « déjà vu ». D’autres rapportent la sensation d’être désincarnés. Le fait est que de nombreux INFJ (et INTJ), semblent faire l’expérience du monde et de leurs corps différemment des autres types. Il n’est donc pas rare pour les INFJ et les autres de questionner à l’occasion leur santé mentale.

Les INFJ voient deux personnes en chacun. Ils voient la personnalité publique, la coquille extérieure que tout le monde voit. Mais, plus important, leur Ni leur fournit une impression plus profonde des gens, pénètre les apparences et devine les motifs et intentions cachés. A tort ou à raison, les INFJ ont souvent l’impression de voir les gens plus clairement que ceux-ci ne se voient eux-mêmes.

Pour mieux comprendre les INFJ, ou les autres types IJ, il est nécessaire de prendre en compte toutes les implications du fait que leur fonction dominante est une fonction de perception. Je discute de cette question dans mon article, « Rethinking Judging and Perceiving in IPs & IJs » (encore non traduit). En résumé, j’y suggère qu’il est préférable de considérer les INFJ comme Percepteurs en premier lieu, et qu’ils présentent plusieurs caractéristiques d’ENP, bien que celles-ci se manifestent de façon introvertie plutôt qu’extravertie.

Plus spécifiquement, les INFJ sont beaucoup moins sérieux intérieurement qu’ils ne l’apparaissent extérieurement. Leur monde intérieur est décrit comme ludique, imaginatif, coloré, malicieux et audacieux. Caractérisé par la perception plutôt que par le jugement, il est bien moins contrôlé et régulé que celui des INFP. Les INFJ adorent jouer avec les idées, les perspectives, les théories, les images, les symboles et les métaphores. Leur Ni sert de fondation à cette aire de jeux interne. Ni étant leur fonction dominante et non auxiliaire, les INFJ tendent à concevoir des idées plus subversives que les ENFJ.

Bien que les INFJ soient très théoriciens, ils ne construisent pas leurs théories par un assemblage conscient de faits à la manière des types Penseurs ou Sensoriels. Les INFJ observent plutôt des connections générales et des motifs récurrents grâce à leur intuition ; ils ressentent tout comme interconnecté. Pour les INFJ, découvrir la vérité implique mieux comprendre la nature de cette connexion en en discernant les lois universelles et les schémas.

Les INFJ sont aussi très soucieux de qualité. Comme nous y reviendrons par la suite, ils ont le désir de voir leurs idéaux (Ni) se manifester parfaitement dans la réalité physique (Se). Ce besoin de qualité sous-tend plusieurs caractéristiques communes aux INFJ. Leur attirance pour l’art, par exemple, peut être comprise comme leur tentative de matérialiser un idéal dans la réalité concrète, physique. Leur amour de la nourriture délicate, des vêtements raffinés et de l’architecture peut être compris de même. A l’inverse des INFP, qui tendent à voir la nourriture, les vêtements et l’habitat comme des nécessités physiques, ou guère s’en manque, les INFJ voient le monde physique comme le lieu de la manifestation de la beauté et de la perception, où peuvent se marier leur Ni et leur Se.

Malgré leurs goûts raffinés ou sophistiqués, les INFJ ne sont généralement pas des individus extrêmement prétentieux ou sérieux, du moins pas intérieurement (les ENFJ, qui sont d’abord des Juges, sont typiquement beaucoup plus sérieux). Les INFJ apprécient de discuter régulièrement avec des gens, d’écouter de la musique et de regarder des films. Par dessus tout, probablement, les INFJ aiment les discussions profondes. En raison de leur loquacité et de leur nature avenante, ils sont souvent pris pour des Extravertis.

Comme le type de personnalité INFP, beaucoup d’INFJ bataillent avec des tendances dépressives, qui peuvent être liées à diverses choses. Ils peuvent, par exemple, être déprimés lorsqu’ils sentent que leur inspiration créatrice les a abandonnés ou parce qu’ils sont couramment incompris. La dépression peut aussi naître de l’insatisfaction de la carrière ou des relations intimes de l’INFJ. Ils peuvent rêver d’une belle maison ornée de beaux objets mais se sentir coincés dans un petit boulot qu’ils n’osent quitter en raison de la crise économique.

Le développement du profil de personnalité INFJ et ses fonctions

Les fonctions de l’INFJ sont les suivantes :

Dominante : Intuition introvertie (Ni – Introverted Intuition)

Auxiliaire : Sentiment extraverti (Fe – Extraverted Feeling)

Tertiaire : Raisonnement introverti (Ti – Introverted Thinking)

Inférieure : Sensation extravertie (Se – Extraverted Sensing)

Le développement de la personnalité INFJ peut être grossièrement décomposé en trois phases :

Phase I (Enfance – vingtaine d’année)

Très tôt, les INFJ sont caractérisés par le développement et la domination de leur Intuition Introvertie (Ni). En tant qu’introvertis, ils peuvent également montrer un développement significatif de leur seconde fonction, Sentiment extraverti (Fe), qui peut constituer un outil extraverti utile pour évoluer dans le monde extérieur. La paire de fonctions Ni-Fe permet aux INFJ de former et exprimer des jugements. Les INFJ sont particulièrement bien équipés pour lire et évaluer les gens, y compris leurs motivations cachées.

Dans la mesure où Ni est une fonction de perception, les INFJ ne devraient pas être caractérisés comme bornés, à aucun moment de leur développement. Cependant, pendant la première phase, ils peuvent apparaître comme ayant des avis trop arrêtés, ou comme bornés, de l’extérieur. Bien que leurs jugements soit justes très tôt, les INFJ peuvent manquer de discernement quant au fait de savoir si et quand il est préférable de les exprimer, au cours de la première phase. De plus, leurs conclusions tirées de Ni-Fe ne sont pas encore affinées et tempérées par leur troisième fonction Ti, ce qui rend l’INFJ plus réticent à les examiner prudemment et à les réviser.

Phase II (vingtaine – trentaine d’années)

Lorsque la fonction principale atteint un certain seuil de force et de suprématie, la fonction inférieure des INFJ, la Sensation extravertie (Se), entre en jeu et commence à jouer un rôle plus influent. Cela peut sembler curieux car la fonction inférieure n’est pas la suivante (ou la troisième) dans l’ensemble des fonctions. L’influence indue de la fonction inférieure dérive de sa relation bipolaire avec la fonction dominante. Comme je l’ai discuté ailleurs, la fonction inférieure est la première coupable des décisions imprudentes dans le domaine de la carrière ou des relations sentimentales. Malheureusement, son pic d’influence se produit dans la phase II du développement du type, qui est celle au cours de laquelle les INFJ prennent des décisions qui engagent leur vie sur le plan de leur carrière ou de leurs sentimentales.

En plus de la présence et de l’influence croissante de leur fonction inférieure, les INFJ commencent également à ouvrir et modérer leur jugement par le biais de leur troisième fonction, le Raisonnement introverti (Ti). Le caractère logique de Ti leur permet de vérifier et affiner leur jugement basé sur Ni-Fe. Alors que les INFJ développent leur Ti, ils éprouvent également plus d’intérêt à explorer leur fonction inférieure, la Sensation extravertie (Se).

Phase III (trentaine, quarantaine et plus)

La troisième phase, que de nombreux individus n’atteignent pas ou ne réalisent pas pleinement, est caractérisée par la tentative de comprendre et intégrer les fonctions tertiaires et inférieures. Prendre conscience de ces fonctions peu connues permet de mieux visualiser notre chemin vers la complétude. Le faire implique de comprendre comment ces fonctions se manifestent au sein de notre type et de devenir plus conscient des tendances personnelles de notre comportement inconscient. Lorsque ces tendances apparaissent clairement, elles peuvent être remplacées par des pensées et des comportements plus sains. Décisions et comportements deviennent de plus en plus sages et conscients, ce qui provoque un sentiment croissant de satisfaction et de complétude. Pour les INFJ, la phase III de développement personnel implique une exploration plus profonde de la nature et des challenges associés à leurs fonction tertiaire Ti et à leur fonction inférieure Se.

La fonction dominante des INFJ : l’Intuition introvertie (Ni)

L’intuition est généralement conçue comme un processus subconscient. Elle est souvent mise en contraste avec des types plus conscients de pensée rationnelle. L’intuition étant communément associée à l’inconscient, on lui attribue un caractère magique, la capacité de délivrer rapidement des réponses exhaustives, perçues comme « sorties de nulle part ».

L’une des caractéristiques majeures de l’Intuition est sa capacité à synthétiser l’information. Elle est sensible aux motifs récurrents et aux similarités, discerne rapidement des connections entre des données disparates. En constatant la façon dont tout est connecté et interconnecté, elle produit des lois universelles et des théories.

Ce qui est intéressant dans le cas des types à Intuition dominante, dont les INFJ, c’est que ce processus intuitif, qui est largement inconscient pour les non-Intuitifs, est plus disponible et observable en conscience. Cela semble particulièrement vrai pour les INTJ et INFJ, dont l’Intuition est dirigée vers l’interiorité plutôt qu’activée par le monde extérieur. En d’autres termes, les INJ peuvent régulièrement être témoins d’un processus qui pour la plupart des gens est inaccessible à l’attention consciente, et ils peuvent également y participer consciemment.

Dans la mesure où Ni offre aux INFJ une relation plus intime avec le fonctionnement de ce que la plupart des gens appellent le subconscient, l’existence quotidienne de l’INFJ a souvent un caractère presque onirique. En d’autres mots, pour les INFJ, il y a moins de différence entre leur état éveillé ordinaire et ce qu’ils expérimentent lorsqu’ils sont endormis. Parfois, il peut donc être difficile pour eux de distinguer leurs rêves de la réalité, ce qui rend les cauchemars d’autant plus perturbants pour ce type. Il n’est pas surprenant que, dans ces conditions, les INJ comme Jung, trouvent l’analyse des rêves si intéressante et importantes.

En raison de leur accès facilité à l’inconscient et aux informations subliminales, les INFJ sont souvent perçus comme profonds, intuitifs et parfois mêmes visionnaires ou prophètes. Sans vouloir rabaisser les capacités uniques des INFJ, leur Ni peut être compris de façon rationnelle et n’a pas besoin d’être interprété comme « magique ». Il est d’abord nécessaire de comprendre que leur fonction inférieure, Sensation extravertie (Se) accumule en permanence de grandes quantités d’information sensorielle relative à leur environnement. Leur Ni travaille sans cesse à analyser et synthétiser ces informations entrantes, comme s’il assemblait les pièces d’un puzzle. Il finit par construire une impression ou une vision de ce qui est en train de se produire. Dans la mesure où les autres types ne sont pas familiers avec le fonctionnement de ce cycle de raisonnement Ni-Se, il peut leur sembler que la perspicacité des INFJ est d’odre magique, ou d’inspiration divine. En réalité, les INFJ ne peuvent prévoir l’avenir, mais ils tendent à être mieux doués que d’autres typespour comprendre ce qui se produit dans une situation donnée, ce qui leur permet de mieux visualiser ce qui peut se produire si les choses continuent à évoluer dans la même direction. Leur capacité à « voir » avec justesse est la raison pour laquelle les INFJ sont communément surnommés les « prophètes » ou « voyants » de la typologie Myers-Brigg.

Il est souvent dit que les humains se reposent sur leur vision plus que sur aucun autre de leurs sens. Cela semble particulièrement vrai des INFJ, qui associent souvent un fort élément visuel à leur Ni. Ils pensent par le biais d’images plutôt que de mots. Leurs intuitions se manifestent souvent sous la forme de symboles, d’images, de rêves, de motifs. Cela s’accorde avec la caractérisation par Jung des types Ni comme de rêveurs, artistes ou voyants. Il y a un caractère éminemment visuel dans toutes ces notions, ce qui explique pourquoi des termes associés à la vision – prévision, perspicacité (« insight » en anglais, NDT), voyant, visionnaire, etc. – sont invariablement utilisés pour décrire les INFJ (et les INTJ). La nature visuelle de Ni peut aussi être associée avec la fonction inférieure des INFJ, Se, qui est également de cet ordre. La différence est que Se s’intéresse aux spécificités et détails de l’environnement, alors que Ni cherche à construire une impression ou une théorie de ce qui se produit à partir de la totalité des informations sensorielles entrantes.

La propension des INFJ à analyser l’information visuellement contribue sans doute aussi à l’un de leurs atouts majeurs : la réconciliation des contraires. L’un des avantages du traitement visuel de l’information est qu’il ne relève pas les mêmes règles et limitations que le traitement verbal. Dans certains cas, les problèmes sont mieux résolus par l’emploi d’images ou de symboles que par tout autre moyen. Nous ne devrions pas être surpris que Carl Jung, lui-même un INJ, ai souligné la valeur des images et symboles. Pour Jung, les symboles étaient essentiels pour traiter des paradoxes, y compris pour résoudre la situation paradoxale de l’existence de fonctions opposées en un même individu. Il comprenait les symboles comme constitutifs du processus de développement personnel et d’individuation.

La fonction auxiliaire des INFJ : le Sentiment extraverti (Fe)

Les INFJ utilisent le Sentiment extraverti (Fe) comme fonction auxiliaire. Fe étant la fonction la plus interpersonnelle de toutes, elle a pour rôle de percevoir et d’améliorer les sentiments entre divers individus, ainsi que la morale. Comme les autres types FJ, les INFJ cherchent à cultiver les « bons sentiments » dans leur environnement relationnel. Afin de percevoir les sentiments d’autrui, Fe donne aux INFJ la capacité de lire les expressions d’émotion et le langage corporel. Associée à Se et Ni, elle leur permet en effet de lire et comprendre les autres et d’interagir avec eux.

De manière intéressante, les INFJ peuvent avoir plus de mal à percevoir et comprendre leurs propres émotions. Cela est dû au fait que leur fonction de Sentiment est dirigée vers le monde extérieur (elle est donc extravertie), et non intérieur. A l’inverse des INFP, dont la fonction Sentiment est introvertie (Fi), les INFJ manquent d’outils pour gérer leurs émotions en tout indépendance. Intérieurement, ils gèrent le cours de leur Intuition (Ni) et de leur Raisonnement (Ti). De ce fait, lorsque les INFJ se trouvent dans des circonstances émotionnellement éprouvantes, ils se tournent souvent vers les autres pour trouver de l’aide et un soutien.

Fe entraîne aussi l’extraversion du jugement. Les INFJ utilisent Fe pour exprimer leurs pensées, sentiments, opinions et doléances. Fe donne une voix et une forme aux sentiments et intuitions des INFJ. Dans bien des cas, les INFJ ne réalisent pas pleinement la nature d’une idée de type Ni avant d’avoir eu l’opportunité de la verbaliser. Ils peuvent avoir une instinct ou un pressentiment, mais la nature de l’intuition reste quelque peu intangible tant qu’elle n’est pas exprimée via Fe. S’ils n’ont pas été fortement censurés par leur éducation, les INFJ sont généralement heureux de partager leurs sentiments et perspectives. En fait, si on leur en donne l’occasion, les INFJ vont souvent parler longuement et en détail de leurs sentiments et intuitions. Contrairement aux types FP, qui préfèrent le format de type dialogue, les INFJ ont une tendance au monologue, qui leur permet de mettre pleinement en forme leurs idées sur un certain sujet.

Le Fe des INFJ peut apparaître différemment avec des étrangers qu’avec leurs intimes. Dans de grands groupes, les INFJ peuvent sembler toujours positifs, ce qui coïncide avec leurs efforts pour développer des sentiments positifs. Beaucoup d’INFJ ont un bon sens de l’humour et peuvent être drôles et charmants. Grâce à leur imagination débordante et à leur goût de la métaphore, ils peuvent aussi raconter de bonnes histoires. En compagnie de leurs proches confidents, cependant, les INFJ utilisent Fe pour aborder plus ouvertement leurs problèmes. Dans la mesure où certains INFJ se sentent comme des âmes torturées, leurs commentaires peuvent prendre un ton typiquement négatif. Ils peuvent apparaître de mauvaise humeur, pessimistes, mécontents ou inquiets. Leur communication peut également sembler très intense lorsqu’elle est imprégnée du caractère émotionnel de Fe. Par conséquent, leur mode d’expression peut sembler exagéré, dramatique ou irrationnel, particulièrement pour les types rationnels. Ils sont sur ce plan différents des INFP, moins disposés aux mélodrames dans leur verbalisation. Les INFJ sont également susceptibles d’auto-apitoiement et d’auto-dépréciation, se percevant comme des victimes. Ils peuvent se plaindre que la vie est injuste et qu’ils n’en voient que les mauvais côtés.

S’exprimer via Fe est indispensable à la santé et au bien-être psychologique et physique des INFJ. Même si cela ne leur fournit pas de solution immédiate, ils tendent à se sentir mieux aussitôt leurs sentiments exprimés, que ce soit par des mots ou des larmes. Cela est particulièrement important à comprendre pour les compagnons ou amis d’INFJ. Bien qu’ils ne cherchent pas nécessairement à ce que les autres résolvent leurs problèmes, les INFJ accordent une grande importance au soutien émotionnel, à l’empathie et au fait d’être rassurés. Sans cela, les INFJ peuvent se sentir isolés et déprimés, et s’enfuir en réponse dans leur monde intérieur. Or, si le recours à l’imaginaire peut sembler utile à cours terme, il rend le monde réel de moins en moins tolérable et accroît les frustrations.

Bien que cela ne soit pas au même degré que les EFJ, les INFJ peuvent être chaleureux, accueillants, loyaux, généreux et avoir une tendance à se sacrifier. Pourtant, en tant qu’introvertis, ils ont également besoin de temps pour eux, de manière recharger leur célèbres batteries. Cela crée un constant, et souvent permanent, conflit chez les INFJ, qui cherchent à équilibrer leurs propres besoins et désirs avec ceux des autres.

Les INFJ expérimentent souvent un conflit de valeurs entre leur Ni et leur Fe. Par exemple, un ami ou un parent peut leur demander de donner à une cause en laquelle ils ne croient pas. Cela les met dans la position délicate de décider s’ils vont donner la priorité à leur propre perspective (Ni) ou maintenir l’harmonie de la relation (Fe). Dans la mesure où les INFJ peuvent avoir du mal à dire non, ils vont souvent décider de satisfaire les autres, tout en regrettant intérieurement de le faire. Les INFJ peuvent avoir des expériences similaires à l’école : ils sont tentés de questionner la véracité de ce que le professeur et les autres étudiants disent, sans parler des problèmes de personnalité. Cependant, ils veulent également plaire au professeur et maintenir l’harmonie extérieure. Cela peut les laisser déchirés entre leur allégeance à la vérité (Ni) et leur tendance à vouloir plaire (Fe).

En raison de la force de leur Ni, les INFJ doivent faire attention à ne pas l’abandonner à cause de pressions extérieures. Leur Ni étant leur meilleur et leur plus fiable compas pour naviguer dans la vie, lorsqu’ils perdent le contact avec celui-ci, les INFJ peuvent facilement se sentir perdus, inquiets et frustrés. C’est pourquoi, lorsqu’il s’agit de prendre une décision, les INFJ feraient bien d’écouter en priorité leur propre voix intérieure.

(Pour lire la suite, c’est par )

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71 commentaires pour Le profil de personnalité INFJ

  1. Laura dit :

    Waouh, je suis INFJ et votre article est si vrai! Il est très difficile de se connaitre… J’ai toujours des doutes sur ce que je suis vraiment, et quels sont le sens de mes actions… Enfin j’ai 17 ans alors il me reste encore un peu de temps pour y réfléchir, même si dans 2 mois je devrai décider de mon avenir, tout passe si vite!

    • tia1infj dit :

      Bonjour Laura ! Je n’ai fait que traduire l’article, mais en effet, il m’a paru très juste. Je ne sais pas si je vais être rassurante, mais .. prépares-toi à passer ta vie à douter, je crois que ça fait vraiment partie du fonctionnement des INFJ ! Nous analysons constamment nos choix pour vérifier s’ils sont en accord avec nos priorités, or la vie fait que celles-ci changent. En tout cas, c’est une sacré chance que tu as de connaître ton type aussi tôt : cela devrait t’aider à faire les bons choix (comme il est dit dans l’article à partir de la phase II : attention à Se !).

  2. angel dit :

    Cet article est criant de vérité. J’ai découvert mon profil INFJ en passant le test durant une formation. Ce qui m’a le + marqué c’est qu’enfin je pouvais me comprendre, mais qu’à contrario ce profil est peu répandue dans notre société. Ce qui, a bon nombre de fois m’a valu de m’isoler et d’avoir eu le sentiment d’être incomprise. Alors merci pour cet article.

  3. Vivalie dit :

    Doux jésus ! Merci pour cet article, il est encore plus précis que ce que j’ai pu lire sur les INFJ et je suis toujours bluffée devant toutes ses vérités ! J’ai l’impression qu’enfin une partie de mon monde s’éclaire et que j’arrive mieux à me comprendre, et même à m’accepter ! Se dire que si l’on est comme ça, c’est notre nature et cela fait du bien de plus ou moins comprendre pourquoi l’on se sent différent des autres ! Et cette confrontation Ni Fe c’est tellement vrai, un éternel dilemme ! Lorsque je réfléchis à ce que j’aime également, j’ai toujours été particulièrement touchée et intéressée par les quêtes d’identité, la révélation de l’identité d’un héros dans une histoire, enfin bref, merci pour avoir traduit cet article ! Cela était très enrichissant !

  4. Monique dit :

    Bonjour et merci pour votre travail! J’ai découvert hier que je suis de type INFJ, grâce à mon fils (INTJ) . Je rejoins les autres commentaires, je suis bluffée et OUF! je suis de ceux qui peuvent écrire qu’ils n’aiment pas se sentir seuls et c’est pourquoi je recherche la solitude. Merci infiniment, je suis encore un peu bouleversée par cette découverte, elle me donne une perspective inédite…que j’ai hâte d’explorer! Un ami proche m’a un jour dit que les gens de mon espèce sont le sel de la terre, ce que je trouvais quelque peu exagéré, mais finalement… 🙂

    • tia1infj dit :

      INFJ et INTJ, c’est une équipe de choc ! 😉
      Le plus bel effet du MBTI, pour moi, c’est de nous fournir des outils pour s’accepter soi-même tout en ayant mieux conscience de nos zones de faiblesses… Alors bonnes découvertes !

  5. Kadiri mamoun dit :

    Bonjour a tous, deja un grand merci pour cet article !! Il n’y a pas longtemps un de mes camarades m’a dit que j’etais surement de type infj et la nuit meme le test a pu me confirmer cela. Je suis tombe sur votre article qui m’a surpris ! Je me vois totalement en ces mots ! Bref un grand merci ca m’a bien aider parceque j’ai 18ans et ses derniers jours j’ai l’impression de sombrer dans la depression a cause de mes nombreuses réflexions sur la vie mes angoisse ! J’ai ressentit pleins pleins de frissons en lisant ca !

    • tia1infj dit :

      Le questionnement existentiel, c’est un peu indissociable des profils INF. Le MBTI est un bon outil pour mieux comprendre ça, mais il ne faut pas hésiter à demander de l’aide en dehors, si besoin (et c’est parfois difficile, je le sais d’expérience…). Bon courage !

  6. Alex dit :

    Bonjour ! Article très intéressant. Je suis INFJ aussi et me reconnait totalement dans ce profil. Par contre je suis très sceptique sur l’architecture du MBTI, je préfère performanse ou PSV20. Après du moment qu’on a un outil fonctionnel, tant mieux… Mais je suis pas certains que les autres combinaison se reconnaissent dans leur catégorie. En effet, faut quand même avouer que les résultats des INFJ est flatteuse ! Du coup, c’est plus simple de se reconnaitre dans notre catégorie et peut être donner une légitimité biaisé de l’outil… Mais en tout cas merci pour l’article !

    • tia1infj dit :

      Bonjour, merci pour cet avis ! Je ne connais pas les outils que vous mentionnez, je regarderai ça, merci.
      Quant au côté flatteur pour les INFJ, je trouve qu’il s’efface au fur et à mesure qu’on creuse la question
      et qu’on prend conscience des difficultés associées à ce type… mais il est vrai qu’on dit que beaucoup
      se pensent INFJ à tort..

  7. Loic Mairesse dit :

    Bonjour,
    Voici un article fort intéressant qui met, comme vous le dites dans votre dernier commentaire, en lumière toute la difficulté à avoir un profil INFJ.
    J’avais fait, il y a quelques mois, un test gratuit avec 80 questions. J’ai retrouvé ce test aujourd’hui et l’ai refait en me disant: »Sois objectif, simple et sincère dans tes réponses ».
    Le résultat est le même: INFJ.
    En somme, c’est rassurant !
    Comme vous le dites, le côté flatteur n’est pas franchement évident. Je crois qu’en lisant entre les lignes, je découvre toutes les « faiblesses » d’un profil atypique et la difficulté à être en harmonie avec la plupart des gens.
    Les phases de déprime ou de solitude, compensées en partie par la créativité, m’amène parfois à imaginer qu’il serait peut-être plus simple de faire partie des profils « standard ». Bref, un homme normal :-))
    Merci pour cette traduction

    • tyayana dit :

      Merci 🙂
      Je suis de plus en plus convaincue que le salut, pour nous, passe par les activités qui impliquent notre inférieure Se : créativité, comme vous le dites, que ce soit via un blog comme ici – beaucoup d’INFJ sont en lignes ! – ou via des activités plus traditionnelles, et puis sport, cuisine, jardinage…

  8. Myriam dit :

    Bonjour,
    Qu’il est plaisant de mettre des mots sur l’analyse qu’on tente de faire sur soi depuis des années.
    J’ai 21 ans, et j’ai découvert que j’étais une INFJ ce soir grâce au test. Je pense que cette description peut aider à s’accepter tel qu’on est, sans être sans cesse torturé par les diverses personnalités qu’on peut déceler en nous. Nous avons cette hargne en nous qui nous pousse à faire de grandes choses. Vive les INFJ s. Big up à vous tous.

  9. Patrick dit :

    Bonjour,

    • Patrick dit :

      Mauvaise manip, je recommence 🙂
      Bonjour donc,
      INFJ, c’est aussi mon profil.
      J’ai déjà lu d’autres explications sur le sujet; la vôtre est de loin la plus précise et la plus complète que j’ai lue jusqu’ici. Mot pour mots, je me reonnais dans votre descriptif.
      J’ai 42 ans. Ja’i beaucoup travaillé sur moi-même. Aujourd’hui, je suis à la fois consultant en fengshui traditionnel et coach en développement personnel et relations humaines 🙂 Le hazard n’existe pas…

      Cordialement à tous,
      Patrick

      • tyayana dit :

        Bonjour Patrick,
        Merci pour votre commentaire et bravo pour le parcours… Je suis encore en phase de recherche, de mon côté !
        Il me semble que ces parcours « humains » sont en effet très souhaitable pour nous autres…
        D’autres articles devraient venir dès que j’aurai un peu plus de temps, le site personality junkie est une
        mine d’informations !

  10. IMPRESSIONNANT ! je fais le test, et je cherche plus d’info sur ce profil et je tombe sur votre article.
    super travail! et merci!
    je comprends mieux pourquoi je me suis sentis si différente durant tout ce temps, et surprise de voir que ce profil est très rare. de faire partie des prophètes, voyants … en fait ne me surprends pas sur le coup. quand je suis mon intuition, je me trombe rarement. j’écoute mon petit doigt comme on dit. j’ai toujours eu une grande admiration pour les visionnaires dont je me sens plus proche. l’analyse du profil est vraiment complète et intéressante car cela viens confirmer ce que j’ai appris de moi, mais j’en est aussi appris un peu (sinon c’est pas marrant).
    Le côté « veille âme » me surprends. Dans mon évolution spirituel, je me voyais plutôt comme une jeune âme qui découvre et qui à soif d’apprendre, tout en restant sage. Pourtant je suis assez fougueuse et j’adore l’aventure! une fois en confiance, on m’arrête plus!
    ce qui est marrant, c’est que même dans l’analyse de mes prénoms, numérologie et autre, tout concorde, va dans le même sens. du coup, quand je fais divers test de personnalité, ça tombe pile poil.
    ce genre de découverte permet de mieux se connaître et continuer à avancer.
    bonne route à chacun

    • tyayana dit :

      Voilà qui me rappelle ma propre période de découverte 😀
      Moi aussi, j’avais un peu tiqué sur le « vieille âme » au début…, je pense que ça dépend beaucoup de notre humeur du moment.. ça va bien avec Ni, moins avec Fe… Mais finalement, quand je me compare aux personnes du même âge, je me dis que ça n’est pas totalement faux… parfois !
      Bonne continuation également !!

      • lol oui c’est très vrai! 😀 surtout par rapport à mes ressentis, le phénomène « déja vu » « déjà vécu » de savoir sans s’en rendre compte. et puis enfin presque, car du « haut » de mes 37 ans, je me sens toujours avoir 20 ans avec beaucoup plus de sagesse et de recule . je reste toujours très fofolle prête à l’aventure! avant on me donnait plus que mon âge. aujrd’hui tendance inverse et je choque quand je dis que j’ai 3 enfants et donne mon age. paradoxe dans le paradoxe, tel ma composition. 😀

  11. Catherine dit :

    Merci beaucoup pour cette traduction ! J’ai découvert récemment lors d’un bilan de compétences que j’étais INFJ et cela explique tellement de choses ! J’ai 37 ans et je découvre enfin comment je fonctionne … A la lecture de cet article, je comprends pourquoi je me suis toujours sentie différente et pourquoi mon monde intérieur est si riche et si important pour moi.

    • tyayana dit :

      Et ce n’est que le début ! Personnellement, j’ai beaucoup appris sur moi grâce au MBTI, je pense vraiment que pour certains types introvertis comme le nôtre, c’est un gros soulagement de voir que l’on n’est pas « tout seul »… Alors, bonne découverte et merci pour ce commentaire !

  12. Lise dit :

    Bonjour à tous et à toutes !
    Comme la majorité, j’ai découvert et réalisé le test il y a peu, et le résultat m’a autant bluffée qu’émue. J’ai 25 ans, j’ai appris à me connaître énormément ces dernières années (surtout en vivant seule pour la première fois), et me découvrir INFJ a été… la cerise sur le gâteau, le summum de la découverte. J’en ai littéralement pleuré de joie en lisant mon profil, fidèle à 100% à ce que je suis et à ce que je fais. Je savais qui j’étais avant, mais je le sais mieux maintenant, et surtout, je sais POURQUOI je suis/fais ce que je suis/fais : caractère introverti mais aimant le contact humain malgré tout, relations avec les gens proches ou non, vie amoureuse qui n’a jamais commencé, passions nombreuses et créativité débordante, indépendance autant dans le travail que dans la vie tout court…
    Je me sens plus « normale », si l’on veut. Car même si je n’aime pas ce qui est conventionnel, se sentir « anormal » est douloureux. Et votre article (chapeau pour la traduction !) ne fait que confirmer ce que je lis régulièrement partout sur le sujet. Donc merci ! 🙂

    • tyayana dit :

      😀 ça fait plaisir, ce commentaire enthousiaste !!! Bienvenue parmi nous Lise ! Je me permets de te tutoyer : tu vas voir, ça va te changer la vie de savoir ça… ça permet d’expliquer à tes proches ce dont tu as besoin, notamment en terme d’espace, et de t’affirmer ! Je pense que la chance majeure que nous offre le fait de découvrir qu’on est INFJ, c’est de contrebalancer notre côté perfectionniste inquiet. On peut se dire « ah, mais ça, c’est parce que je suis INFJ, pas inadapté ». Et ce découvrir, non pas « anormale » mais « différente »

  13. Diena dit :

    Bonjour,

    A la suite d’un test de personnalité j’ai découvert que j’étais INFJ et ça me correspond parfaitement. j’ai fais ce test car j’ai des difficultés à m’orienter concernant mes études et donc à mon futur métier je suis en 4ème année de droit et ça me permet de m’orienter plus facilement et me comprendre. Tout ce qui est écrit me correspond c’est quand même incroyable. Je vous remercie beaucoup

  14. Danny dit :

    J’ignore quoi dire exactement !
    INFJ wow !!!

  15. Tempusfugit dit :

    Hey ! Merci pour cette analyse. Comme vous le dites bien dans un commentaire « préparez vous à douter » hihi c’est parfois infernal. J’ai toujours ressenti un combat intérieur et c’est ce qui m’a souvent fait penser que j’étais folle (bipolaire ou autre). Mais là ça fait du bien de lire des mots qui me correspondent. Pour info, j’approche de la trentaine et je vous confirme que durant la phase 2 j’ai pris des décisions imprudentes et précipitées dans le travail et les sentiments. Mais je ne regrette pas car cela permet d’apprendre à se connaître. Je trouve aussi qu’avoir cette personnalité est une chance, mais c’est vrai que les relations sont difficiles tant on est dur à cerner pour les autres. Et ce petit défaut de toujours vouloir avoir raison, et bien il vaut mieux en rire ! Bien à vous!

    • tyayana dit :

      🙂 bien d’accord avec tout ça… mes amis me regardent à présent avec un petit sourire en coin quand je deviens un peu trop affirmative, c’est un bon rappel ! Parfois, j’aimerais arriver à prendre un peu plus de décisions précipitées : c’est « vivre » aussi !!!

  16. Ping : Le profil de personnalité INFJ (la suite) | Le coin lecture des Infj

  17. Jérémie dit :

    Merci beaucoup pour cet article. 🙂

  18. Martine dit :

    Merci pour cet article
    J’ai 45 ans cette année et je suis en pleine phase 3: bref, en plein enfer!
    J’ai découvert mon type il y a 5j et je ne m’en remets toujours pas
    J’ai suivi scrupuleusement le chemin de mon type et en particulier toutes les embuches, y compris la depression dans la phase 2
    Après une dizaine d’année de paix, me revoilà dans la galère
    Je fais un travail sur moi en ce moment et ma psy me rabache avec l’importance de développement du côté artistique
    Je comprends mieux pourquoi
    J’ai beaucoup de mal à dicerner et faire confiance à mon intuition au milieu du bazar de mon cerveau, parce que le côté obtu peut nous faire nous faire prendre obstinément des voies sans issue
    J’envie ces jeunes âmes qui se sont identifies si tôt dans les commentaires, et qui du coup, pourront comprendre plus vite et se sentir moins seules
    Merci pour la traduction
    Ca serait bien que les autres types soient aussi bien traduits, parce que c’est un peu ardu en anglais!

    • tyayana dit :

      Bienvenue et merci pour votre commentaire ! C’est bien que la gamme d’âge des lecteurs de ce blog se diversifie un peu, cela permet d’avoir d’autres perspectives. J’espère que ce blog pourra vous aider à y voir un peu plus clair. A titre personnel, je trouve que les descriptions m’aident à mettre des mots sur des choses que j’aurais sans doute eu du mal à expliquer à ma psy, sinon… ou du moins, dont je n’aurais pas saisi l’importance. J’imagine qu’aspirer à un état de paix constant est un peu utopique pour nous autres, mais si vous l’avez connu, vous devriez pouvoir y revenir : j’espère que cela ne tardera pas trop pour vous. J’essaierai de faire de nouvelles traductions bientôt. Bon courage !

      • pichmoute dit :

        Merci Tyayana
        L’état de paix était malheureusement lié au côté un peu obtu de l’INFJ: mon conjoint est parfait et de toutes façons je n’ai pas le temps de penser je suis trop occupée à le rendre heureux et à m’occuper de toute la maison avec des enfants en bas age
        Et puis un jour, ben ça marche plus! Et je redeviens un bon INFJ bien torturé!
        Et je confirme que le blog me permet de mettre des mots, mais aussi de conforter des constats récents
        En particulier le « j’ai tout donné, foutez-moi la paix, je recharge! »
        Cela va aussi me permettre d’avoir des échanges plus conscients avec ma psy, et je comprends déjà beaucoup mieux le pourquoi de certains messages qu’elle essaie de me faire passer

  19. jpdu dit :

    INTP to INFJ
    Bonjour à tous
    Je suis INTP, j’ai 35 ans, et je m’intéresse au MBTI depuis quelques années. En France, c’est très difficile de se documenter là dessus, l’essentiel des développements sont américains. On trouve des forums, des sites, des livres, en langue anglaise. Aussi quel plaisir de trouver des interlocuteurs en français !! Merci pour la traduction !
    Je suis très ému (ou plus exactement en tant que T, intellectuellement excité) de lire les commentaires, et de voir le choc provoqué chez les INFJ qui lisent leur profil… Aux états uni tout le monde connait son profil, on fait passer le test aux lycéen qui cherchent leur voie… Franchement ce serait salutaire de faire ça chez nous, les conseillères d’orientations seraient enfin investies d’une mission de grande valeur ! Quoi de plus important que de se « décoder », surtout pour des introvertis intuitifs comme nous autres, qui nous sentons souvent comme les « bizarres » de services, dans un monde où l’extraversion et la sensation font office de norme, ou tout du moins sont valorisées : non les « I » ne sont pas « timides », ils dirigent leur énergie vers leur monde intérieur, non les « N » ne sont pas « confus », ils établissent des connections entre des éléments n’ayant à priori aucun rapport, et ils raisonnent par « sauts » en apparence pour les « S », sans pouvoir se justifier de façon graduelle et progressive comme le font les « S »… Bref ! Les « IN » ont besoin de se rassurer sur leur santé mentale, et le MBTI peut leur permettre de le faire.
    Sur le site personalityjunkie l’auteur développe un chapitre sur la « golden pair » INFJ-INTP…
    Je peux confirmer la réalité de cette connexion fascinante entre ces 2 types pour la vivre avec ma « meilleure amie », que j’ai plus envie de nommer « ma golden partner », tant elle représente plus pour moi qu’une simple meilleure amie, à quel point nous nous connectons profondément, chacun contrebalançant le point de vue de l’autre jusqu’à parvenir à des compréhensions et des idées nouvelles, tout en renforçant notre impression mutuelle de vivre une relation hors-norme et quasi « magique ».
    Aussi je te propose, Tyayana, de contribuer à ton site en ce sens : traduire le profil INTP et l’article sur la golden pair INFJ – INTP. Je n’ai pas encore parcouru ton site, peut être que ce genre de développement a déjà été fait… Le fait que tu ais obtenu l’accord de l’auteur pour le traduire m’impressionne et représente l’opportunité de traduire et diffuser les différents aspects de son travail… Et peut être à terme ouvrir ton site aux autres types, leurs expériences de vie, leurs interprétations de ces expériences à la lumière de la connaissance de leur type, leur connections aux autres types… En effet, une façon de comprendre son type est de comprendre les autres types. C’est là que réside selon moi le vrai pouvoir de ce modèle : la compréhension mutuelle, et l’identification de « hauts potentiels de connexion » entre les différents types…
    ++

    • tyayana dit :

      Chouette, un INTP ! Bonjour et bienvenue !
      Comme je le disais dans d’autres commentaires, pardon pour mon délai de réponse… j’ai besoin de calme et de concentration pour écrire ici et je n’arrive pas forcément à trouver ça tous les jours…
      Je trouve aussi qu’il serait bien que le test soit mieux connu et plus répandu. Peut-être que le lycée serait un peu tôt pour ça, ceci dit ? quoique.. j’aurais aimé savoir plus tôt, c’est sûr. Je me sens beaucoup plus « normale » dans mon anormalité, depuis que je « sais » 😉 et ça m’aide à verbaliser mes besoins (solitude…).
      Il paraît effectivement que ça se passe bien entre nos deux types, j’en ai la confirmation dans un couple de mon entourage. De mon côté, je n’ai pas encore eu l’occasion de connaître un(e) INTP d’un peu plus près, mais j’avoue une certaine curiosité !
      Je suis ravie de ta proposition de traductions ! J’ai eu depuis les débuts de ce blog l’intention de le développer aussi en relation avec d’autres types, mais le temps me manque et la quantité d’articles sur les INFJ ne cesse de croitre ! (sans compter que je me suis mise à écrire mes propres articles au passage…). Je me permettrai juste un petit droit de regard sur la traduction, quitte à ce qu’on en discute un peu si on n’est pas d’accord, ou que j’ajoute un petit astérisque avec ma version ;). Je crois que je l’ai fait pour les INFP (ou en tout cas c’est prévu) : j’en ai plusieurs dans mon entourage, donc j’ai commencé par ce que je pouvais vérifier. Je ferai peut-être une nouvelle rubrique « autres types et relations avec les INFJ », du coup.
      Complètement d’accord sur l’intérêt de la compréhension mutuelle, en tout cas ! Je t’envoie mon mail pour les trads !

  20. Ivylily dit :

    Bonjour, tout d’abord merci pour cette analyse parmi toute celles que j’ai lu sur le net c’est celle que je trouve la plus profonde et la plus criante de vérité. Cela dit voici mon questionnement : j’ai commencé à m’intéresser au MBTI il y a 1 an, j’ai d’abords consulté les profils sans passer le test et pour moi ce fut une évidence j’étais forcément INFJ , puis en ayant passé plusieurs test je suis tombé sur une fois INFJ et 2 fois INFP. Sur les graphiques avec les différentes fonctions il s’avère que j’ai presque autant de P que de J ce qui pourrait donc expliquer celà. Je me retrouve pratiquement dans tout ce qui est INFJ sauf une chose : les retards. de mon enfance à il y a deux ans j’ai toujours étais en retard à l’école, chez le médecin pour moi la ponctualité ben on s’en fou lol et parait-il c’est totalement P cette particularité. La communication, j’ai toujours eu beaucoup de facilité à m’exprimer j’étais la meilleure à l’oral en com, négociation j’ai fais du thêatre. Je n’utilise presque jamais l’écrit sauf quand je me suis gravement disputé ou dans une situation de blocage avec quelqu’un il m’est alors impossible d’en parler à l’oral face à face en gardant mes moyens, l’écrit (sms, lettre) est alors ma meilleure arme pour me faire comprendre. Je suis assez égocentrique ce qui parait-il est P, je pense beaucoup et j’ai besoin d’organiser ça avec des mots , très psychologue. A contrario j’ai une très forte intuition, j’ai des amis qui pensent même que je suis voyante lol J’ai fais plusieurs fois des rencontres par hasard dans ma vie , des gens que j’ai croisé (3 personnes) qui m’ont dit que j’avait des dons de medium ce qui m’a fait super peur d’ailleurs lol
    Pour moi je suis persuadée d’être INFJ mais je me dis que comme il faut l’avouer le portrait des INFJ semble un peu plus flatteur : se pourrait-il que je sois en réalité INFP? Ou bien une INFJ à forte tendance P ? Je crois que j’ai rencontré une INF dans ma vie un jour (en BTS) une fille avec qui j’avais énormément de points communs,très intuitive dans sa manière de voir les gens, le monde, d’ailleurs notre rencontre était un peu mystique on s’est à peine parlé à la rentrée on a échangé un regard dans le bus et c’est comme si on s’était trouvé comme une évidence. Ça ne m’étais jamais arrivé de ma vie de me sentir autant en phase avec quelqu’un, et elle me disait un peu la même choses. On se sentait différente toute les deux dans cette classe de futur commerciaux. Genre « Bon sang qu’est-ce qu’on fout là ? ». Faut dire qu’on était là par dépit (elle ne savait pas trop quoi faire à l’époque, moi je voulais faire du tourisme et au plus profond de moi une école de cinéma). On était pareil jusqu’à ce qu’on creuse un peu plus : je trouvais qu’elle manquait parfois de recul et était beaucoup moins tolérante que moi elle se laissait peut-être un peu envahir par ses propres sentiments (INFP ?) et était assez exigeante avec les autres si ils bafouait une de ses valeurs c’était Ciao direct, elle me reprochait aussi de ne pas toujours être moi même en présence de gens extravertis (j’étais du genre à prouver que moi aussi je pouvais totalement l’être) , elle était un peu plus sauvage que moi, une introvertie qui s’assume un peu plus. Par contre même angoisses que moi, questions existentielles… Deux filles torturées mais avec le même sens de l’humour et regard sur la vie. On s’est vite perdu de vue mais je crois que je ne l’oublierais jamais elle avait sa vie moi la mienne, en dehors de l’école on se voyait peu (distance, pas de permis, pas le même milieu social, fréquentations (bourge pour elle, classe moyenne pour moi). C’est dommage… J’ai l’impression que les INFP et les INFJ sont très ressemblants, je me trompe ? Besoin d’un avis là dessus aussi.

    • jpdu dit :

      Bonsoir Ivylily !

      (Et bonsoir aussi à toi Tyayana… Oui je suis ce satané INTP qui ne va pas au bout de ce qu’il fait… Ben oui, pour un INTP, envisager de faire quelque chose suffit parfois pour lui donner l’impression d’avoir fait quelque chose… Donc, pas de traduction promise en vue… Je referme la parenthèse)

      Je suis d’accord avec toi Tyayana, INFJ et INFP sont des types très différents.
      En première approche, on pourrait les croire proches, partageant « 3 lettres sur 4 » !
      Mais alors pourquoi hésiter entre INFP et INFJ ???? Il faut approfondir.

      INFJ et INFP ne partagent en réalité aucune fonction. [ Ni Fe Ti Se ] pour INFJ; et [ Fi Ne Si Te ] pour INFP. On passe donc à 3 sur 4 en première approche, à 0 en seconde approche.
      Moi par exemple, INTP [Ti Ne Si Fe], je me trouve pas mal de connections avec les ESFJ [Fe Si Ne Ti]…
      C’est ce que tu veux dire, chère Tyayana, avec ton style so INFJ (que j’adore, je suis amoureux pas avance des filles INFJ, ça c’est mon côté Fe en fonction inférieure, totalement fonction child, j’avoue ;-)), quand tu dis « ils ne se ressemblent pas autant qu’on pourrait le croire ».

      Il y a tellement à dire !!!!
      Déjà, Ivylily, que tu sois fascinée par le type INFJ est normal, et que tu t’y identifie en tant qu’ INF est normal aussi… Tout ça c’est à cause de la fonction Ni… C’est une belle fonction… La fonction de la divination… INFP c’est la psychologue, INFJ c’est la divinatrice, la prêtresse, la pythie du temple de Delphes,… Les deux savent se connecter profondément aux autres, par leur INF, mais P ou J fait toute la différence.
      INFP écoute, Perçoit, saisi les moindres signes imperceptibles…. Son Ne en auxiliaire attrape les signes de l’environnement pour nourrir sa fonction de jugement en principale Fi. Car oui Les INFP sont des « jugeurs profond », bien que « P »… D’où la difficulté !! Les INFP, perceveurs Ne tournés vers les potentialités et intéressés par la multitude des possibilités, sont en fait D’ABORD, des jugeurs profond Fi, d’où le trouble et l’identification au type INFJ, type jugeur J

      Je sais de quoi je parle, je suis dans le même cas que toi, Ivylily (ah oui au fait je pense que tu es INFP lol), ayant Ne en auxiliaire, je suis bon à l’oral, j’ai le sens de l’à propos, je fais souvent des traits d’humour, j’ai un côté « fun », et les gens qui ne me connaissent pas me croient extraverti (=Ne). Mais je suis d’abord et avant tout Ti, un jugeur profond rationnel, et quand je veux VRAIMENT m’exprimer, j’écris.
      Mais les INFJ, c’est autre chose. Ils sont D’ABORD des perceveurs Ni. Au monde, ils montrent leur chaleur humaine Fe. Mais au fond ce sont avant tout des être de perception profonde. En cela ils rejoignent les INTJ.

      Ni n’écrit pas. Quand la fonction Ni veut VRAIMENT s’exprimer, elle crée, elle dessine, elle peint, elle utilise des signes, des symboles. Et Ni prêche, via Fe. Pas le type de Jésus pour rien 😉

      • Ivylily dit :

        Alors si on en crois les fonctions cognitives je serais effectivement INFP. (gg ;)) Mais une INFP un peu atypique parce-que je suis loin même très loin d’être une petite chose fragile et naïve.(clichés vu de nombreuses fois). De même j’ai remarqué (cliché encore) que les INFP aimaient beaucoup dessiner, l’univers fantaisie hors c’est pas du tout mon truc. Mon truc à moi c’est le ciné, la musique, la psycho. J’suis pas une manuelle parce-que ça ne m’intéresse pas. J’ai fais beaucoup de théâtre, du chant et j’aime beaucoup la com j’ai de grandes facilités à l’oral comme je l’ai énoncé plus haut.
        Çà me semble tellement peu compatible avec ce que je lis sur le profil INFP .
        Par contre ce que tu dis sur le fait que les INFP sont psy et les INFJ divnateurs effectivement je me sens beaucoup plus psy par contre la plupart des gens me voient divinatrice. J’ai eu beaucoup d’amis garçons qui me voyaient comme une sorte de créature divine mystique, j’ai jamais trop compris pourquoi. (NF ?).
        C’est en ça que je me reconnais en l’INFJ et puis le côté gourou qu’on m’a souvent étiqueté… Et effectivement comme ton ami INFJ j’ai un besoin sans cesse de prouver que mes intuitions sont fondées . J’ai eu aussi parfois (tout le temps ?) l’impression d’être une grand mère dans un corps de jeune comme si je disposais d’une sagesse absolue avant même d’avoir vécu. Je suis incapable d’écouter quelqu’un sans lui transmettre quelque-chose. La fonction pour ma part qui m’a fait totalement remettre en question c’est Si je suis totalement Si j’ai d’ailleurs une mémoire autobiographique impressionnante . Et entre Fi et Fe j’ai pas mal hésité je serais bien Fi effectivement (mon côté égocentrique)… Pendant un an j’étais sure d’être INFJ à un point… Je pense que beaucoup d’INFJ sont surement des INFP car comme le dit Lunaire la différence et très peu perceptible quand on ne s’intéresse pas aux fonctions en détails. D’ailleurs je suis persuadée que si mes amis s’intéressaient aux profils Mbti ils me classeraient eux même en INFJ c’est clairement celui que se démarque des autres sur Internet et dans certains bouquins.
        Nous sommes des hypersensibles (15% de la pop),intuitifs avec un fonctionnement cérébrale différent de la plupart des gens (je pense) donc il est logique qu’on se sentent à part et que les similitudes sont nombreuses surtout quand on est entourés d’S (mes rencontres NF se comptent sur les doigts d’une main).Mais peut importe comme le dis si bien tyayana ce n’est pas si important. Nous ne somme pas un type nous sommes chacun bien plus que ça…

      • jpdu dit :

        hello, bah je ne sais pas moi, si tu est INFP ou J… C’est sur que c’est compliqué parfois entre ces deux types… Dans tout ce que tu énumères en effet c soit l’un soit l’autre… J’espère que tu vas trouver la voie, ça vaut le coup de continuer à chercher, cette recherche a un intéret en soi : comme le sage le dit : « le but est le chemin lui même », ou quelque chose dans ce goût la … Alors bon cheminement !

  21. tyayana dit :

    … je me suis donnée pour règle de ne pas « typer » les gens, autant que possible, surtout les gens que je ne connais pas en vrai, donc je ne peux pas vous dire si vous êtes INFJ ou INFP. Ce que je peux vous dire, c’est d’écouter votre intuition et que les tests en ligne ont une valeur tout relative, plus indicative qu’autre chose. Je ne sais pas combien j’en ai fait, ça m’arrive régulièrement pour m’amuser de voir ce qui sort, parce que je n’ai pas de doute sur mon type, et 2 tests sur 8 environ vont me donner INFP !
    L’important, c’est ce dans quoi vous vous reconnaissez et qui vous donne des pistes pour mieux vous comprendre et évoluer. Dans le MBTI, on a tendance à surinvestir son type (moi la première, voir ce blog 😉 ), mais au fond, ce n’est pas notre identité, c’est juste une catégorie. Aucune description ne peut coller parfaitement, parce que nous ne sommes pas qu’un type, nous sommes aussi produits d’un milieu, d’une époque, d’une histoire personnelle….
    A part ça, les INFJ et les INFP s’entendent souvent très bien, notamment car ce sont deux types idéalistes. Ceci dit, il peut y avoir des frictions, car au fond, ils ne se ressemblent pas autant qu’on pourrait le croire au premier abord. Je vous renvoie vers cet article : https://lecoinlecturedesinfj.wordpress.com/2015/03/20/le-role-des-differences-entre-jugement-et-perception-dans-les-relations/
    J’essaierai prochainement de faire quelques posts sur les relations et différences entre ces deux types, j’ai beaucoup de matériau à traduire, mais comme je manque de temps en ce moment, je poste plutôt mes états d’âme 😉 !

    • Ivylily dit :

      Je comprends tout à fait ce que tu veux dire. J’ai vraiment du mal à percevoir les différences entre P et J car outre les fonctions il y a vraiment des choses qui ne me correspondent pas chez l’INFP. Mais comme tu le dis si bien ce n’est pas notre identité. Nous somme tous différents il y a tant d’autres paramètres à prendre en compte, le vécu, l’environnement et notre personnalité profonde qui effectivement ne peut pas elle être catégorisée uniquement par des des outils comme le MBTI sur ça on se rejoint totalement.
      Pour la petite anecdote mignone j’ai vu que tu avais fais des articles sur la reine des neiges et je vais te dire la première fois que j’ai vu la reine des neiges j’ai eu un choc : l’impression de me voir presque totalement en ce personnage pareil pour Adaline l’impression d’être une veille dame dans un corps de jeune ça me parles tellement bon en même temps je suis une INF ça c’est une certitude donc…
      Merci en tout cas pour ta réponse.

      • tyayana dit :

        Merci à toi ! continue à explorer tout ça sans te presser, il y a pas mal d’info en ligne sur ces différences INFP/INFJ et j’essaierai de remettre des matériaux prochainement.
        Cette histoire avec Elsa m’amuse d’autant qu’il y a quelque temps, je parlais du film avec des amies et elles ne retrouvaient pas le nom de l’héroïne qu’elles ont appelé « la méchante » ! moi, j’ai mis deux minutes à comprendre de qui elles parlaient et ensuite, j’ai bondi : c’était incompréhensible pour moi de voir Elsa comme méchante, au contraire ! et là, j’ai mesuré le fossé d’incompréhension auquel font face les INFJ… 😉

  22. Lunaire dit :

    Dans un premier temps, jpdu, j’ai cru que tu racontais n’importe quoi. Mais j’ai pris la peine de te lire jusqu’au bout et j’ai eu raison de prendre patience car ton propos est correcte. Je voudrais tout de même signaler que la proximité de l’INFP et de l’INFJ est réel même si les fonctions cognitives s’inversent complètement. Mais très justement, pour l’INFP, la perception est au service du jugement, et pour l’INFJ, le jugement est au service de la perception. Mais l’interaction entre un INFP et un INFJ est juste symbiotique par moment, à cause de cette échange interne. Si nous avons des tendances à la projection et/ou à l’empathie, nous pouvons le temps de cette perte de confiance en nous, nous identifier à l’autre. D’où le trouble…

    Mais ce n’est pas tant le point de départ ou le point d’arrivé qui importe dans notre recherche de soi, mais le chemin parcouru. Un voyage ne se résume pas à 2 photos: le début, la fin. Mais au cheminement du voyage et ce qu’il nous apporte… Ce qu’il nous prends… Ce qu’on perd…

  23. jpdu dit :

    Merci de ta patience et … de ta confiance, Lunaire… ça m’arrive souvent de sembler dire n’importe quoi, alors qu’en fait pas du tout, ce que je dis a un sens… j’avoue aussi ne faire aucun effort pour présenter mon propos de telle sorte qu’il soit compréhensible, et qu’il paraisse correct au premier abord. J’avoue aussi dire n’importe quoi de temps en temps (D’où… le trouble !! ;-))
    En tout cas tu résumes admirablement mon propos avec « la perception au service du jugement versus le jugement au service de la perception »
    En effet on obtiens un effet miroir, une mise en abîme, une symbiose, entre INFP et INFJ.
    Alors c’est quoi cette symbiose …? le Ne de INFP nourrit le Ni de INFJ, donnant une impression d’intuition absolue ? (En tant qu’INTP,cet échange, je l’ai avec ma meilleure amie INFJ… je vois de quoi il s’agit…)
    Quant à l’échange Fe/Fi il me parait plus compliqué, et c’est peut être là dessus que cette symbiose trouve ses limites … ?
    INFJ pourrait trouver que INFP est un peu trop tourné vers ses propres émotions, ses propres valeurs, alors que INFJ a pour ambition l’universel. Et INFP pourrait trouver INFJ un peu trop … « perché » ?
    Avec mon amie INFJ, le jeu du flux d’intuition en mode symbiose fonctionne très bien. Ce que je lui apporte en plus en tant qu’INTP, c’est que je l’aide à valider ses rationalisations. Les INFJ aiment rationaliser (3ième fonction), à leurs heures perdues… , mais tâtonnent un peu, ou du moins les INFJ aiment se rassurer sur le fait que leurs intuitions sont non seulement fondées dans leur propre système de valeurs, mais également dans l’absolu, dans le monde réel, disons dans le rationnel et le tangible. Une fois rassurés sur ce point, ils se sentent capables, légitimes pour exposer leur vision au monde sans avoir à s’exposer personnellement, la rationalisation prenant le relais sur l’intuition profonde et intime.

    • tyayana dit :

      Bonjour JP !
      Je réponds à tes deux commentaires en bloc ici sinon plus personne ne va s’y retrouver (moi la première..).
      Alors….pas de pb pour les trads, c’est si tu veux, quand tu veux. Ce n’est pas la première fois que les propositions de participation passent un peu aux oubliettes, et comme j’ai moi-même un emploi du temps très chargé, je comprends… et pars du principe que si on m’en envoie, c’est super, sinon, ce sera pour plus tard…

      Effectivement, il y a beaucoup à dire sur les relations INFJ/INFP, merci de t’en être donné la peine !
      Je suis complètement d’accord avec ça :  » Quand la fonction Ni veut VRAIMENT s’exprimer, elle crée, elle dessine, elle peint, elle utilise des signes, des symboles. Et Ni prêche, via Fe. », je mettrais juste un petit bémol sur « Ni n’écrit pas » : le cas de la poésie…
      Je ne suis pas sûre que la symbiose INFJ-INFP relève de quelque chose de « définissable » (je sais, je vais te frustrer)… de mon point de vue, l’élément essentiel dans ces relations, c’est que je peux être moi-même, sans avoir l’impression d’être jugée (« trop sentimentale, trop gentille, trop… perchée! » Enfin… éventuellement, ils vont me le dire avec un sourire, mais avec une telle bienveillance derrière que je me sens libre d’être moi-même 😉 ). L’échange Fe/Fi a ses limites, mais je trouve que c’est là que l’intérêt de la relation s’exprime le plus : le Fe de l’INFJ va chercher et rassurer le Fi de l’INFP, qui se dévoile alors… et comme je le disais juste avant, la tolérance et la neutralité apparente des INFP laissent les INFJ libres. Je l’ai dit ailleurs, l’INFJ est un caméléon : si en face de lui, il y a un être qui ne revendique pas de caractéristiques trop fortes, alors l’INFJ peut investir l’espace entre les deux avec ses caractéristiques propres. Pour une fois. Quitte à vérifier régulièrement auprès de l’INFP qu’il ne l’étouffe pas !!!
      Si je devais cibler un problème racine entre ces deux types, ça serait le processus de décision. L’indécision, la neutralité (par exemple, moi j’évalue le comportement de personnes par rapport à tel ou tel projet pour savoir si je peux envisager de le réaliser sereinement avec eux. Un INFP ne (peux ?) veut pas faire ça, c’est « mettre une étiquette à une personne sans lui laisser sa chance ».) et le côté dernière minute de mes amis INFP m’est très difficile à supporter. C’est vraiment parce que je les aime que je fais cet effort !

  24. jpdu dit :

    Excuse moi d’avoir laissé cet échange en plan.
    « Evaluer le comportement des personnes par rapport à tel ou tel projet pour savoir si je peux envisager de le réaliser sereinement avec eux » est une phrase que tu lâches comme ça l’air de rien, mais qui est essentielle si on veut comprendre les relations avec les INFJ… En effet ce mode de fonctionnement peut être mal perçu et peut engendrer des incompréhensions, et faire passer les INFJ pour des manipulateurs qui « utilisent » les gens pour arriver à leur fins…
    Oui le Fe ça rassure peut être, mais ça juge aussi. (le fameux 2ième effet kisscool ?!)… D’où le désarroi du INFP qui dévoile son Fi à l’INFJ… Celui-ci risque de se sentir étouffé comme tu dis (ou… saoulé ?) par tant de Fi … Du coup l’ INFJ impitoyable sort son étiquette « boulet » et la colle sur l’amie INFP, mais sans lui dire…comme tu dis l’amour fait faire ce genre d’efforts. Bon je force le trait, il faut bien dire quelques horreurs de temps en temps ! (méchant Ti !)

    • Ivylily dit :

      Ok, je comprends de mieux en mieux la différence entre Fi et Fe.
      Effectivement « Evaluer le comportement des gens par rapport à un projet » c’est un truc que je ne fais pas car je ne veux pas catégoriser trop vite les gens.
      Ton exemple est très parlant ça m’a provoqué des même flashs.
      Je pense être comme ça : quand je rencontre quelqu’un qui semble me comprendre j’ai tendance à l’étouffer, à déballer mes grandes valeurs, grands idéaux et sentiments (Fi qui s’emballe sûrement). J’en ai conscience et j’ai aussi conscience que la personne même si elle ne le montre pas voudrait souffler 2 sec mais ne le dis pas parce-qu’elle sent que ça me fait du bien et surtout parce-que je ne me le permettrais pas avec elle. Quand il faut dire quelque chose de désagréable je mets la paire de gants la plupart du temps (peut-être justement à cause de la susceptibilité de Fi qui me rend empathique du coup : le fameux « ne fais pas aux autres ce que t’aimerais pas qu’on te fasse » cette phrase bateau c’est un peu ma ligne de conduite. Et ça m’a l’air plutôt INFP ça…
      Je crois que j’ai rencontré qu’une seule fois une INFP (cette fameuse amie en BTS) donc forcement j’ai pas beaucoup d’éléments de comparaison qui pourrait m’aider.
      Par contre des INFJ, du coup je pense en avoir rencontrés 2 : des hommes. Une belle connexion, des valeurs communes mais très calme dans l’échange moins enflammés et pas la même façon de communiquer effectivement (un peu plus Fe).
      J’ai l’impression de voir de plus en plus clair… Bon effectivement je ne correspond pas en tous points au profil INFP (l’ordre, l’organisation par ex) mais ces différences sont influencés par d’autres choses comme le vécu et l’environnement je suppose, je le suis devenue par la force des choses. Merci en tous cas Jpdu pour tes exemples et merci à toi Tia (désolé pour le petit envahissement sur ton blog ;)).

      • Jpdu dit :

        Ravi de savoir que ces échanges t’ont fait avancer … Et t’inquiete, moi aussi je suis parfois un peu boulet/saoulant/autiste avec ma fonction Ti… Ce qui nous sauve un peu c’est notre Ne en auxiliaire, qui donne leur teinte extravertie et accessible à nos types INTP et INFP.

  25. tyayana dit :

    🙂 il n’y a pas de problème, ni de question d’envahissement, je suis très contente qu’on puisse discuter !! l’idée ici, c’est de faire avancer tout le monde, moi y compris, et ça ne peut arriver que si j’ai des retours sur ce que j’écris !
    Effectivement, je pense que la question « projet » est absolument essentielle à mes yeux (et pour ce que j’en vois, aussi pour les autres INFJ). Là où c’est mal compris, c’est qu’il ne s’agit pas d’un jugement intrinsèque de la personne, mais d’un jugement dans le cadre du fameux projet. C’est pour ça que les INFJ peuvent paraître hypocrites : je peux m’enflammer contre quelqu’un dans un certain cadre, tout en lui prêtant mon épaule pour pleurer le lendemain… Simplement parce que cette personne me paraît dangereuse pour la bonne marche du projet… pour les mêmes raisons qui font qu’elle va me toucher le lendemain (une instabilité personnelle, par exemple). C’est aussi pour ça que c’est l’enfer de quitter quelqu’un dans un cadre amoureux : je m’aperçois qu’il n’a pas la même conception de la relation que moi (projet), mais je continue à l’aimer pour sa personne, le fond de ce qu’elle est, indépendamment de ses actes. Dans l’absolu, tous les êtres humains me touchent et je voudrais les aider, mais je suis orientée « projet » donc s’ils se mettent en travers, même involontairement, eh bien je fais du tri. C’est vraiment l’idée de « big picture » qui est en jeu.
    Des fois dans les films ou séries, il y a des dilemmes du genre « il faut sacrifier 5 personnes pour en sauver 500 ». Et un personnage qui dit « non, on ne peut pas en sacrifier, il faut sauver tout le monde ». Pour moi, ce personnage est INFP et irrationnel (même si je suis très contente si ça marche et qu’il arrive à sauver tout le monde. Dans la réalité, je pense qu’il aboutirait plutôt à faire tuer tout le monde à force d’indécision 😉 …). Plus prosaïquement, je pense qu’un INFJ dirait que c’est affreux, cornélien et que ça lui fend le cœur, soupèserait toutes les infos à sa disposition, et pourrait admettre après cette réflexion que bien qu’il n’ait aucun moyen de savoir si peut-être parmi ces 5 personnes l’une d’elle aurait inventé un moyen d’en sauver des milliers par la suite, il doit juger avec les données qu’il a à l’instant T, et donc en sacrifier 5. J’y vois la différence entre Fi (qui privilégie l’individu) et Fe (le groupe). C’est sans doute pour ça que malgré notre NFitude, nous nous entendons bien avec les rationnels…

    Le paradoxe que tu soulignes, JP, est bien réel. C’est un peu comme si toute la personnalité de l’INFJ était designée pour faire sortir le Fi de l’INFP, mais pas forcément équipée pour le recevoir de façon aussi neutre qu’il le voudrait…

  26. Lunaire dit :

    Le Fe de l’INFJ peut comprendre, « recevoir », de Fi et l’intégrer comme une perception, pas comme un jugement, puisque Fe est au service de Ni. L’inverse n’est pas possible, le Fe de l’INFJ ne changera jamais le Fi de l’INFP. Dans ce domaine, la relation sera toujours à sens unique à cause de la perception de l’INFJ et du jugement de l’INFP. Les deux ont beaucoup de point commun et utilise un style de communication similaire. Mais en matière de décision, c’est le choc des titans ! Et l’INFJ sera toujours perdant, sauf s’il s’appuie sur Ti, la capacité d’une froide décision pour lui-même.

    Dans des profiles d’INFJ ou d’INFP mieux « accomplis », avec une maîtrise de la fonction inférieur, les choses devient plus réel pour l’un et plus rationnel pour l’autre, et plus autonome pour tous.

  27. jpdu dit :

    Bonjour Lunaire,
    J’aime beaucoup tes petits commentaires synthétiques. ça se lit comme les petites maximes de Nietzsche, il y a un sens profond et pas si opaque que ça pour celui qui prend la peine de s’y arrêter pour y réfléchir. La fonction auxiliaire « au service » de la principale, ça ma parle et c’est un aspect du modèle qui m’aide à mieux comprendre sa dynamique… autant la vision « statique » du mbti (typage) est facile à appréhender, autant ses aspects « dynamiques » (relations entre fonctions, relations entre types) prennent des années, et en font du mbti un outil d’accompagnement pour la vie…

  28. cg dit :

    L’article traduit est à la base bien bâti sur les rôles et implications des fonctions, je vous remercie pour vos RICHES contributions aux commentaires qui m’ont permis de mieux saisir les différences entre INFP et INFJ. C’est vrai que c’est un peu difficile à cerner. Je souhaitais abonder dans cette direction car j’ai passé le test écrit du MBTI dans ma jeune vingtaine (il y a plus de 10 ans maintenant), couplé à un test graphologique réalisé par un contact qui est consultante en bilan de compétences et orientation professionnelle (ce test grapho avait pour but de déceler les faux résultats au test écrit, liés aux représentations et attentes que l’on se formule à soi-même).
    Je remplissais les grilles pendant qu’elle analysait les trois lignes manuscrites dans la pièce d’à côté et quand j’eus terminé le test, elle fit le dépouillement des cases cochées en ma présence.
    Eh bien par les deux biais, il y avait une sorte de flou, une impossibilité à caractériser le J ou le P.
    On en est restés là dans la caractérisation et elle me dit alors que cela devrait s’éclaircir avec le temps mais qu’il fallait faire confiance au sentiment de proximité que je ressentais vis-à-vis de l’un ou l’autre de ces profils. Jeune adulte mal dans sa peau, rêveur en butte à mes difficultés d’alors, j’ai cru me reconnaître dans le profil INFP.
    Les fiches descriptives fournies par le pack MBTI PRO étaient en réalité insuffisantes sur les descriptions des fonctions selon leur projection introvertie ou extravertie, et même avec la quantité de documentation que l’on trouve sur l’internet, je n’étais toujours pas fixé sur cette bascule P/J, je mets cela sur le compte également de ma jeunesse d’alors.
    Néanmoins, j’avais trouvé l’outil très juste et très utile pour procurer une vision globale de nos différences de caractère (et son corollaire qui est la reconnaissance d’objectifs de vie obligatoirement différents et mieux adaptés pour chacun), et cette rencontre inattendue m’a également permis de m’engager dans une voie professionnelle plus en lien avec mes atouts intérieurs.
    Avec peine et sur bien des années, je me suis attelé à dépasser le jugement déplorable que j’avais de moi-même, l’incapacité systématique d’aller au bout des tâches et projets, accepter l’hypersensibilité émotionnelle (ça passe de toute manière mieux quand on est plus équilibré), apprendre à m’exprimer de telle sorte que les autres me comprennent et éventuellement soient convaincus par mes arguments et visions propres. Ce travail n’est pas fini mais constater les progrès, constater que l’on arrive à se dépasser, est une vraie satisfaction.
    Le MBTI était resté toutes ces années une aide pour me rassurer sur ma manière de fonctionner.
    C’est depuis seulement 2 ans que je me suis penché à nouveau sur les différentes descriptions, avec de nouveaux éléments, liés à ce que j’ai pu observer de moi en situation professionnelle et personnelle. J’ai eu un déclic et pu faire le lien entre ces comportements récurrents et les éléments de description de l’INFJ, notamment ce J bordélique, que vous avez si bien énoncé comme assujéti à la fonction de perception.
    En somme, le MBTI a été un formidable outil malgré le doute sur l’imprécision initiale, le temps aidant, les choses s’éclaircissent et je suis bien d’accord sur le fait que cet outil devrait être implémenté en Europe. Vu la crise du système éducatif dans laquelle nous sommes, il serait temps de trouver des petites portes de sortie pour aider à faire comprendre à nos petits collégiens/lycéens/adultes en devenir qu’ils ne sont pas là pour engranger mécaniquement de la culture générale et de la capacité à raisonner mais que ce système éducatif doit aussi être là pour aider le développement de leurs facultés et projets propres.

  29. cg dit :

    Tiens je ne suis pas sûr que mon commentaire soit passé, c’est peut-être un système de modération par validation ?

    • tyayana dit :

      Bonjour CG,
      Merci pour ce témoignage ! désolée pour le délai… je valide les commentaires un par un la première fois que quelqu’un commente, ce qui me permet en outre de répondre à la personne. Or je suis passée par une période compliquée, donc j’ai laissé le blog un peu de côté pendant ce temps.
      En tout cas, je pense qu’il est très sage, lorsqu’on est dans une « impasse » mbtienne, de laisser la question de côté afin qu’elle décante tranquillement. J’ai beaucoup vu sur les forums des personnes s’interroger pendant des semaines en retournant les moindres détails de leur vie dans tous les sens et cela me paraît plus nocif qu’autre chose. Je comprends le besoin de savoir qui on est, mais parfois, c’est le fait de vivre sa vie qui donne la réponse, tout simplement..

  30. elaphus dit :

    Bonjour 🙂
    Juste une remarque suivi d’une question.
    (je savais pas dans quel section poster alors je poste ici.)

    L’actuelle reine Margrethe II de Danemark me parait INFJ.
    Est ce que cela vous parait crédible à vous ?

  31. lili dit :

    Cette article est juste magnifique, je me sens comprise et ces temps-ci c’est une chose très rare. Je me sens tellement incomprise mais toi/vous ce que tu as dit était vraiment vrai ça a eu un grand écho en moi. Je veux dire que quand tu te sens complètement incomprise c’est toujours rassurant de ne pas se sentir seule… J’ai un peu peur de ce que je suis et de ce que je ressens parce que c’est très énervant et déprimant d’avoir constamment l’impression que les gens sont constamment entrain de se servir de toi. Ca fait assez mal et en plus ils disent souvent que je suis trop sensible, que je devrais arrêter de me faire du « mal à l’intérieur. » Mais si personne ne pense à ce qui se passe maintenant comment on va pouvoir remettre la justice d’actualité ? Sincèrement j’ai souvent été blessée par les gens mais j’ai toujours fini par pardonner, pas oublier juste pardonner. Mes « amis » me disent que je suis trop altruiste, ce que je ne pense pas d’ailleurs je trouve juste ça normal d’aider les gens quand ils en ont besoin et d’ailleurs la seule chose que je demande c’est qu’on me laisse tranquille quand j’ai besoin d’une pause, mais les gens ne comprennent pas, et vous ? Est ce que vous me comprenez ? Sincèrement j’ai du mal à parler de moi, et quand je « m’ouvre » les gens me blessent d’une manière tellement forte que je n’ai pas l’impression qu’ils comprennent… Tu décris parfaitement ce que je ressens constamment au quotidien, comment pourrais-je arrêter de penser à tout le mal qu’on fait ? Parfois moi même je me fais mal à force d’entendre toutes ces horreurs qu’il se passe à cause de nous et c’est horrible. J’ai l’impression de ressentir la souffrance quand on parle d’elle, par exemple quand on parle d’animaux traqués, je me sens comme ce qu’ils,ressentent à ce moment et c’est horrible… Bref voilà c’est juste pour me sentir moins seule que je dis ça et vous pouvez pas savoir ce que ça fait de voir des mots qui sont exactement ce que je ressens… Enfin je pense que certains d’entre vous comprennent et c’est vraiment rassurant…

    • tyayana dit :

      Bonsoir Lili,
      Merci pour ton message et excuse-moi pour cette réponse tardive. Tu n’es pas seule : je crois que tous les INFJ ressentent un profond décalage avec la plupart des personnes qui les entourent, en termes de valeurs. Plusieurs phrases dans ton message semblent indiquer que tu aurais tout à gagner à travailler sur le fait de poser des limites (tu peux déjà consulter ces deux articles : https://lecoinlecturedesinfj.wordpress.com/2014/12/28/du-don-de-soi-et-de-ses-limites/
      et https://lecoinlecturedesinfj.wordpress.com/2013/12/26/depassez-vous-vos-limites/ Je réfléchis à un futur article qui en parlera sans doute un peu aussi, mais il en est beaucoup question sur internet et dans le domaine du développement personnel. Si tu lis l’anglais, il y a aussi ça : https://markmanson.net/boundaries). L’idée, c’est de travailler sur toi pour éviter de t' »ouvrir » involontairement avec des gens blessants (malheureusement, notre inconscient fait qu’on tend souvent le bâton pour se faire battre), mais aussi pour te renforcer, de manière à pouvoir « encaisser » des commentaires désagréables, parce que tu auras suffisamment confiance en toi pour dire « moi, je fonctionne comme ça, c’est tout », sans éprouver le besoin de te justifier, sans que les remarques négatives à ce sujet te blessent. C’est un long travail ! Si tu peux, essaies aussi de te protéger un peu : il y a beaucoup de violence dans les médias autour de nous, essaie de te créer des « bulles » de confort avec un bon livre ou un film sympa, régulièrement, pour compenser tout ça. Nous n’avons pas des réserves inépuisables d’énergie, il faut se ménager.

      • lilie dit :

        Merci de cette réponse, c’est vrai, mais j’ai beau essayé je m’ouvre tout le temps à des mauvaises personnes et je n’arrive pas à fixer des limites. Je vais lire attentivement toute les adresses que tu as laissé, merci beaucoup. Il y en un an j’arrivais à encaisser ou alors quand je n’y arrivais pas j’attendais d’être seule pour exploser. C’était désagréable, mais ça fonctionnait. Aujourd’hui je suis en plein dans l’adolescence et je n’arrive plus à mettre de la distance, des limites avec les autres. Je me cache sous des masques, des livres et du travail, mais c’est de plus en plus compliqué. Je ne supporte pas les injustices et qu’on fasse du mal aux autres alors ça ne m’aide pas. Oui c’est vrai je tends souvent le bâton mais je n’arrive pas à m’en empêcher. Je n’ai jamais eu confiance en moi et ça sur toutes mes façades possibles, je doute toujours et comme mes camarades et mes professeurs et même tout mon entourage le disent je stress trop et je réfléchis trop. Je ne sais pas trop comment me ménager ces temps-ci et je pense de plus en plus à créer un blog comme le votre pour me sentir moins seule et aider les autres, mais j’ai peur de ne pas y arriver. Je sais que ça me ferais très plaisir d’aider en retour comme tu m’aides maintenant et peut être que ça me ménagerait mais j’ai trop peur, trop peur que mon entourage tombe dessus ou pleins d’autres choses plausibles.
        En tout cas merci encore, je file lire tout les liens.

      • lilie dit :

        J’ai lu tout tes liens. C’est vrai, ça va être un long travail. Je le sais maintenant, tout ne peut pas venir à nous. J’ai dû mettre à l’épreuve mon anglais et je m’en suis pas mal sortie. Merci pour tout ces liens, ils ont un impact en moi. A vrai tout ce que vous écrivez à un impact en moi. Je suis contente de ne pas être la seule qui ne sait pas où mettre des limites, c’est vrai. J’ai compris ou plutôt commencé à comprendre pourquoi je ne savais pas les mettre dans l’article sur le Yoga de Ally Hamilton. Je crois qu’elle a raison, qu’elle n’est pas loin de la vérité du moins. Comme toi quand tu fais la différence entre la vrai vie et la vie dans ma tête. C’est vrai je m’attends à ce que les gens viennent m’aider comme quand ils avaient besoin d’aide, mais bien que trop souvent ils ne font rien et ramènent tout à leurs problèmes. Je vais essayer de comprendre quelles sont mes limites et essayé ensuite de les faire comprendre aux autres, même si je ne suis pas du tout sûre du résultat. Je suis même morte de trouille… En tout cas merci, grâce à vous je continue d’ouvrir les yeux sur moi même et le monde. Merci d’être sincère et d’y aller au « feeling » comme dirait une amie à moi. J’aime les gens qui sont sincère et c’est vrai que j’arrive à cerner les gens et je vois leurs défauts bien sûr comme c’est dit dans un des liens mais j’ai tendance à fermer les yeux et à me dire qu’ils vont changer c’est ça mon problème, les gens (heureusement pas tous) bien que trop souvent ne cherche pas à aider en retour j’ai même l’impression qu’ils cherchent à blesser. Bon en tout cas merci beaucoup, merci pour tout!!!!

      • tyayana dit :

        Bonjour Lilie,

        Je sais que c’est facile à dire, mais sois patiente avec toi-même ! L’adolescence est une période très difficile pour tout le monde, particulièrement pour nos profils qui sont très sensibles. Tu dois être en train de développer ta fonction secondaire, le Feeling extraverti, qui t’aidera progressivement dans tes relations humaines, mais comme beaucoup de choses, au début, ça part un peu trop dans un sens (trop de confiance) ou l’autre (trop de méfiance). Ces expériences sont nécessaires pour que tu saches où placer le curseur et à quel point tu peux t’ouvrir avec qui.

        Si tu peux, avant d’exploser, essaie de trouver des activités qui te permettent de relâcher la pression petit à petit, comme du sport ou des balades dans la nature, et des activités de création. Ça fait vraiment du bien ! Créer un blog est une bonne idée ! tu peux faire comme moi et choisir un pseudo, comme ça, tu ne donnes l’adresse que si tu le souhaites, après avoir bien réfléchi. Au début, ton blog aura peu de visibilité, donc tu peux y faire des essais tranquillement et voir ce qui marche pour toi, ou non. Moi, j’ai attendu un peu avant d’aller faire ma pub ;). Par contre, effectivement, il faut faire attention à ce que tu racontes, ne pas donner trop d’infos persos, tout ça….

        Il y a aussi des groupes facebook ou des forums qui peuvent être sympa pour discuter avec des gens qui comprendront tes problèmes (par contre, garde bien en tête que la personnalité des gens en ligne et en vrai peut être différente. Prudence avec les rencontres éventuelles, hein ! – oui, c’est mon côté protecteur qui ressort :p )

        En tout cas, tu as une sacrée chance de connaître déjà ton profil ! tu as l’air lucide (mais peut-être un peu trop critique 😉 ) par rapport à toi-même et ce que tu veux changer, c’est essentiel. Travaille sur toi, mais laisse-toi aussi du temps pour évoluer : on passe toute notre vie à essayer de s’améliorer (enfin, moi je n’ai pas fini, c’est sûr !), parce que nos objectifs changent ou se développent au fur et à mesure. C’est aussi ce qui rend la vie intéressante.

        Je ne pense pas que beaucoup de gens cherchent délibérément à te blesser, mais ils ont leurs propres peurs et objectifs, et c’est cela qui les dirige. C’est rarement personnel, mais ça fait mal quand même. Une chose à laquelle tu devrais faire attention, c’est que nous avons tendance à voir/imaginer le potentiel des gens, ce qu’ils pourraient devenir dans les meilleures conditions possibles. Souvent, nous décidons en fonction de ça : par exemple, quelqu’un nous parle dans un moment où il est vulnérable, nous voyons toutes cette sensibilité (et c’est très beau), et nous gardons cette image en tête quand nous pensons à cette personne. Le problème, c’est que c’était juste un moment, qui correspond sans doute au « fond » de cette personne, mais pas forcément au quotidien. Elle seule peut faire le travail nécessaire pour accéder à ce fond plus souvent et mettre sa vie en adéquation avec. La difficulté, c’est donc de ne pas seulement regarder le fond, mais aussi la surface de cette personne, ce qu’elle fait au quotidien, parce que c’est surtout ça que tu vas vivre dans ta relation avec elle. Si tu attends d’elle que le « fond » se manifeste au quotidien, alors tu seras probablement blessée plus d’une fois… (et je vais certainement réutiliser cette explication dans un article, tiens…).

        Courage !!!

  32. J’ai 53 ans et j’ai cru toute ma vie que j’avais un problème, que je n’étais pas normale, que j’étais une sorte d’handicapée émotionnelle. C’est étrange aujourd’hui de lire dans votre texte toutes les « bizarreries » de mon caractère comme des évidences parfaitement prévisibles et normales pour les INFJ. Même ma passion pour les arts visuels depuis l’enfance y est expliquée avec limpidité. C’est toute une révélation pour moi ! Merci pour cet éclairage précis qui changera bien des choses (positivement) dans ma capacité de m’aimer pour ce que je suis.

    • tyayana dit :

      Bonjour Louise,
      que vous répondre à part que… je comprends ! Contente que vous ayez trouvé cette explication et qu’elle puisse vous aider. Sur le plan de l’acceptation de soi et de la gestion de nos relations avec les autres, comprendre ses besoins en tant qu’INFJ me paraît essentiel, puisque cela nous aide à les expliquer à ceux qui nous entourent en nous enlevant une partie de notre sentiment de bizarrerie…

  33. anonyme dit :

    Petit témoignage inspiré par la lecture des commentaires. J’ai 17 ans et j’ai découvert le MBTI il y a un an (très tôt donc). Le découvrir aussi tôt n’est pas anodin. Je n’ai aucun problème particulier ; j’ai des amis, des bonnes notes… mais je me suis toujours sentie différente. Peut être justement à cause du poids démesuré de l’intuition dans ma manière de percevoir le monde, à 17 ans j’ai des tas de rêves et d’ambitions. Et la découverte du MBTI n’a fait que les renforcer. Il m’a permis de mieux me comprendre ; non, être introvertie n’est pas anormal. Aujourd’hui, c’est drôle, ces aspects de moi dont j’avais parfois honte me rendent fière. C’est bête à dire, mais vraiment, le MBTI est apparu au tournant de ma vie ; j’avais déjà pris conscience d’une multitude de choses, mais il m’a permis d’affiner encore un peu plus mes intuitions, de conforter mes réflexions. Vraiment, c’est un outil incroyable ! Mention spéciale à la fonction Ni qui est à proprement parler fascinante, et l’avoir en dominante est un atout que tous les INFJ/INTJ doivent utiliser. C’est elle qui nourrit vos rêves, votre imagination, elle qui vous transporte vers l’absolue beauté, elle qui vous permet de saisir instantanément de nouveaux concepts, de nouvelles idées avec une virtuosité franchement déconcertante. Je lis dans les commentaires le désespoir de certains INFJs, parfois écrasés par le poids de leurs sentiments ou intuitions. Certes. Mais le revers de la médaille n’a pas de prix ; la certitude qui découle du Ni vous permet d’atteindre des niveaux de bonheur fantastiques, de vous projeter dans l’avenir avec force et confiance, de découvrir de nouvelles vérités, qui ne font certes sens que pour vous dans une certaine mesure, mais qui font ce que vous êtes, véritable moteur de votre existence. Bref, tout ça pour dire qu’être INFJ c’est cool, et qu’il faut s’accepter. Moi je vois ça comme une opportunité incroyable.

    • tyayana dit :

      🙂 bonjour, tant mieux si le MBTI t’a aidé, c’est une chance de découvrir tôt cet outil d’acceptation de soi. Attention tout de même à ne pas t’y faire enfermer, comme dans une prophétie auto-justificative, c’est un peu le risque, mais bien utilisé, cela aide beaucoup, c’est sûr.

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