INFJ : carrières, jobs, spécialisations

(Auteur : Dr A.J. Drenth, trad. de l’anglais par Tia, avec accord de l’auteur.
Source : http://personalityjunkie.com/infj-careers-jobs-majors-occupation/)

Les INFJ sont doués avec les gens et aiment aider les autres à résoudre leurs problèmes. Ils choisissent souvent de travailler dans l’enseignement, le ministère religieux et le conseil, choix de carrière qui leur permettent de contribuer à l’amélioration de la vie des autres.

Comme les « en-quête de carrière » INTJ, les INFJ ne sont pas nécessairement contre le fait d’être en position de leader. Leur principal souhait est de travailler pour un objectif en accord avec leurs idéaux. C’est la raison pour laquelle ils peuvent être amenés à faire un travail à but non lucratif et à y atteindre un poste de leader dans lequel ils font un peu de tout – définition des grandes lignes, demandes de subvention, études de marché, embauche etc.

Les INFJ ont le désir de voir leurs idéaux, produits de leur Intuition introvertie (Ni), parfaitement traduits dans la réalité. L’une des frustrations les plus courantes des INFJ est la disparité entre leurs visions idéalisées et la façon rien moins qu’idéale dont les choses se produisent dans la réalité. Par exemple, ceux qui s’intéressent à l’enseignement ou à la politique peuvent se sentir les mains liées en raison de pratiques ou de structures de pouvoir établies de longues dates. L’INFJ n’a plus alors qu’à choisir entre passer sa vie à se rebeller dans une bataille perdue d’avance ou à opter pour un chemin de moindre résistance.

C’est la raison pour laquelle certains INFJ peuvent essayer de se contenter de n’être que des producteurs d’idéaux, sans réelle implication dans leur mise en pratique. En termes typologiques, ils se concentrent sur N (intuition) et minimisent l’importance de S (sensation). Cela pourrait expliquer que les INJ soient si fréquents dans le milieu universitaire (surtout les INTJ), puisque celui-ci leur permet de développer leurs théories plus ou moins indépendamment de toute application. Les écrivains INJ apprécient aussi de pouvoir exprimer leurs idéaux sans devoir se soucier de leur mise en pratique.

Comme les « en-quête de carrière » ENFJ, les INFJ sont généralement moins intéressés par les changements de carrière et les essais-tâtonnements des « chercheurs de carrière » INFP. Ils préfèrent s’enraciner lorsqu’ils le peuvent, étant donné que les changements de situation extérieure peuvent les perturber. Leur anxiété vis-à-vis de l’instabilité externe peut-être exacerbée par un climat économique difficile, qui peut les pousser à se contenter de jobs médiocres. Même ceux qui préféreraient refaire des études ou faire quelque chose de différent pourraient y renoncer en raison de peurs d’ordre financier.

Les INFJ peuvent aussi trouver difficile de s’engager ou d’agir directement dans le monde (Se). Bien que cela soit difficile à comprendre pour les autres types, certains INFJ se sentent si étrangers au monde qu’agir leur semble étrange et non-naturel. Certains INFJ rapportent se sentir si détachés de leurs corps qu’agir apparaît comme une expérience étrange, désincarnée.

 Les codes/intérêts de carrière Holland pour les INFJ

Pour orienter notre discussion des intérêts de carrière pour les INFJ, nous allons maintenant nous appuyer sur les six thèmes d’intérêts décrits par John Holland dans l’Inventaire des intérêts professionnels Strong. Les thèmes d’intérêts professionnels Holland correspondent aux domaines Réaliste (R), Investigation (I), Artistique (A), Social (S), Entrepreneur (E) et Conventionnel (C) ; l’ensemble est dénommé « RIASEC ». Après que les domaines d’intérêts préférés de quelqu’un aient été identifiés, ces lettres peuvent être combinées de manière similaire à celle des types de personnalité pour former un « Code de carrière Holland » (par ex. : IAS, RAI). Ceci peut aider des individus à identifier la carrière qui leur correspond le mieux. Bien qu’ils aient souvent des intérêts professionnels dans différents domaines des six catégories RIASEC, les INFJ gravitent en général autour de celles du Social, de l’Investigation et de l’Artistique.

Les individus aux intérêts Réalistes apprécient les travaux physiques, manuels, avec des machines. Ils peuvent choisir des carrières comme l’informatique, l’ingéniérie, l’architecture et la construction. Ceux qui sont attirés par les travaux Réalistes tendent à préférer travailler avec des « choses » plutôt qu’avec des gens. Il n’est donc pas surprenant que ce domaine d’intérêt soit associé avec une préférence de Raisonnement sur Sentiment. Les recherches suggèrent que les types S, T et P sont plus attirés par le travail Réaliste que les types N, F et J. Ainsi, à l’exception de l’architecture (qui en soi n’est pas une carrière purement Réaliste), les INFJ tendent à éviter les carrières Réalistes.

Le domaine Investigation inclut intérêts analytique, scientifique et académique. Les types investigateurs apprécient de travailler sur des idées, des théories, des faits ou des données. En tant que types Fe (Sentiment extraverti), les INFJ sont moins intéressés par les sciences dures (comme la physique), que par les sciences sociales (psychologie, sociologie, géographie, science politique). Ils montrent plus facilement des intérêts Investigation-Artistique (IA) que IR. Les INFJ avec intérêts IA ou AI se spécialisent souvent en humanités, sciences sociales, philosophie, religion, théorie critique, journalisme d’investigation ou écriture (hors fiction). Droit et médecine ne sont en général pas les meilleurs choix pour les INFJ : ces professions correspondent mieux aux types TJ.

Conjointement à ceux qui montrent des intérêts pour l’Investigation, les individus ayant des intérêts Artistiques ont souvent une orientation intellectuelle ou culturelle. Le thème Artistique correspond fortement à l’Intuition dans le modèle Myers-Briggs, ainsi que, dans une moindre mesure, Sentiment et Perception. Le domaine d’intérêt Artistique demande peu d’explicitation. Il attire les personnes dont les intérêts sont non-conventionnels et créatifs, notamment les acteurs, peintres, danseurs, poètes, sculpteurs, écrivains, designers et autres. Logiquement, ces types Artistes sont très représentés parmi les étudiants en art et en humanités. Ceux qui s’intéressent aux sciences des bibliothèques tendent aussi à relever de ce domaine.

Les INFJ possèdent en général des intérêts Artistiques. Ils font souvent d’excellents écrivains. Même s’ils ne sont pas eux-même de grands artistes, ils peuvent choisir d’étudier l’histoire de l’art ou de devenir conservateurs d’art/ de musées. Ils possèdent souvent des goûts raffinés et aiment les arts et la culture. Ils peuvent apprécier la musique classique, les opéras, les orchestres, les productions théâtrales et autres formes de culture élevée. Les INFJ avec une combinaison Artistique – Social (AS) peuvent apprécier d’enseigner des sujets relatifs aux arts, aux humanités ou aux sciences sociales.

Les individus du domaine d’intérêt Social aiment travailler avec les gens. Ce domaine est souvent conçu comme l’opposé du domaine Réaliste, bien que certaines personnes aiment travailler à la fois avec des gens et des objets. Les personnes intéressés par le Social sont fréquents parmi les professeurs, les professionnels de la santé, le clergé, les entraîneurs, les spécialistes de ressources humaines et les gardiens, par exemple. Le domaine Social rejoint les préférences d’Extraversion et de Sentiment.

Les carrières, jobs et spécialisations les plus populaires pour les INFJ ayant un intérêt Social et les ENFJ carriéristes comportent religion / ministère, enseignement / éducation, conseil psychologique et médecine / soins. Beaucoup d’INFJ sont fondamentalement des enseignants. Ils connaissent bien leur sujet et montrent beaucoup d’intérêt et de soin pour leurs étudiants. Ils tendent aussi à bien s’exprimer et à être clairs. Bien que certains apprécient les jeunes enfants, les INFJ préfèrent en général travailler avec des étudiants de niveau plus élevé.

Les INFJ peuvent également être attirés par le ministère religieux. D’après une étude (?) des types d’occupation, six des dix premières occupations des INFJ étaient en lien avec le ministère religieux. Celui-ci fournit aux INFJ le moyen d’extérioriser leurs croyances et valeurs. Il leur permet aussi de prendre soin des autres et d’explorer leur propre intérêt pour le langage, les idées et les symboles.

Les deux derniers domaines de Holland, Entrepreneur (E) et Conventionnel (C), ne sont typiquement pas des premiers choix pour les INFJ. Le domaine Entrepreneur implique la promotion de produits, idées ou services. De tels individus sont persuasifs, sûrs d’eux et apprécient les environnements compétitifs. Les carrières typiques d’Entrepreneurs comportent vente et marketing, business et management, loi, politique, journalisme, assurance et finances. Les individus Entrepreneurs préfèrent souvent l’Extroversion.

 Les individus aux intérêts Conventionnels apprécient le travail administratif. Ils préfèrent manipuler des données et sont organisés et attentifs aux détails. Ceux de ce domaine préfèrent souvent Sensation, Raisonnement et / ou Jugement.

Ce qui suit est une liste des jobs / carrières et spécialisations d’INFJ organisés selon les domaines d’intérêts Holland :

Réaliste :
Architecture

Investigation :
biologie / neuro-science
philosophie / théologie
sociologie, sciences politiques
recherche
psychologue
journaliste
études pour la paix ? (« peace studies »)

Artistique :
dramaturge
conservateur
critique : art, cinéma, littérature, nourriture
musicien
éditeur, écrivain

Social :
conseiller / thérapeute
psychologue (clinique ou conseil)
professionnel des ressources humaines
professeur : art, religion, lettres
prêtre, pasteur, rabbin, moine/nonne
médiateur

Entrepreneur :
consultant
journaliste

Conventionnel :
administrateur

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28 commentaires pour INFJ : carrières, jobs, spécialisations

  1. Ping : Le profil de personnalité INFJ (la suite) | Le coin lecture des Infj

  2. Art & Energie dit :

    Bonjour,
    Quel magnifique blog que j’ai découvert il y a deux ou trois jours et parcouru intégralement ! C’est très riche, très parlant et qui correspond parfaitement au profil. Merci pour ce partage et pour le temps passé à rendre ce blog aussi vivant et intéressant !
    Bonne journée

  3. christelle dit :

    Merci beaucoup pour ce site et ces articles !
    Je suis INFJ et ça fait plusieurs mois que je m’arrache la tête à trouver ce qui me correspond le plus et ce que je veux faire ! J’ai sans arrêt de nouvelles idées qui émergent et j’ai beaucoup de mal à choisir mon orientation ! Beaucoup de choses me plaisent, mais je n’arrive pas à me canaliser et garder UNE idée !! Après le bac j’ai fait de l’architecture d’intérieur, de la littérature, de la diététique, de la biologie, du massage, de la sculpture… J’ai besoin de sens et d’objectifs complexes sinon je me lasse !! Je compte me ré-orienter dans la psychologie et faire de l’humanitaire en parallèle mais j’ai encore du mal à me décider… Avez-vous des conseils s’il vous plaît ?
    Merci encore pour vos articles, ça m’aide à y voir plus clair et à mieux me comprendre !

    • tyayana dit :

      J’ai connu une grosse période de doute comme celle que vous décrivez… il m’a fallu un peu de temps, environ un an et demi, pour qu’une ligne directrice apparaisse, et j’ai gardé des options secondaires « ouvertes » : en l’occurrence c’était facile car j’ai signé un contrat de six mois, donc je ne me sentais pas prisonnière. Finalement, cela m’a plu et j’essaie de pérenniser cela, mais je garde tout de même mes options secondaires dans un coin de ma tête.
      Ce qui m’a aidé, hormis le fait de me laisser du temps (j’étais sûre que j’en avais besoin, mais il a été difficile de le faire admettre à mon entourage.. il est donc important de se faire confiance !), ça a été :
      – essayer de définir les lignes directrices de ce qui me plaisait. Réfléchir à pourquoi j’avais envie de ou j’aimais faire telle chose, et voir s’il y avait des recoupements dans plusieurs activités. Archi d’intérieur et sculpture, cela parle de Se, d’extériorisation d’idéaux de beauté. Diétique et massage, voire biologie (?) plutôt de recherche de bien-être, de soins pour l’autre, Fe. A vous de penser à ce que vous aimez faire, y compris en terme de loisirs, pour trouver des dénominateurs communs qui vous aideront à savoir ce qui est le plus important pour vous.
      – étudier la faisabilité de ce que je pouvais avoir envie de faire, concrètement. Pas juste de me dire « j’aime bien l’idée d’être psy », par exemple. J’y ai pensé moi aussi, et je me suis renseignée : pour moi, ça impliquait de reprendre des études, ce dont je n’avais pas envie à ce moment là, mais aussi de commencer par des postes en hôpital mal payés et épuisants car j’étais trop jeune pour m’établir directement à mon compte, etc… j’ai donc décidé de garder l’idée dans un coin de ma tête « pour plus tard » et d’aller dans l’immédiat vers une solution plus simple.
      Pour enquêter, j’ai utilisé « Fe » et tout mon réseau, j’ai appelé les gens que je connaissais ou que mes amis connaissaient pour leur demander leur avis sur telle ou telle profession, etc… c’était affreusement difficile car je déteste téléphoner à des inconnus, mais nécessaire.
      – admettre que parfois, il faut choisir, et que tout choix implique un renoncement. Mais aussi que les choix sont rarement définitifs et que vous pouvez essayer d’aménager un temps pour autre chose à côté de votre activité principale. Un de mes amis INFJ a été une source d’inspiration pour moi : il a un boulot « alimentaire » à 70% et à côté, une carrière artistique. Du coup, je me suis dit « moi, sur un 35h tranquille, je peux sûrement prendre du temps à côté pour une autre activité que je ne veux pas complètement abandonner ».
      – faire le premier pas et essayer des choses, après avoir bien réfléchi à tout ça. Il faut absolument sortir de l’immobilisme, que ce soit par des activités en association, des stages ou un « vrai » boulot. Ces nouvelles expériences vont nourrir votre réflexion et vous aiderons à délimiter ce que vous voulez ou ce dont vous ne voulez pas…
      Courage !!!

    • Kaciss dit :

      Bonjour Christelle, je souhaitais juste apporter mon soutien à ta recherche pour donner du sens à ta vie, car moi même, j’en suis au même stade de réflexion.
      Justement c’est en menant cette réflexion, que je me suis découvert INFJ, il y a deux jours.
      Je me cherche un avenir serein car j’ai des responsabilités (vis a vis de ma famille, et de mes engagements), et vu mon profil psychologique, je constate que j’ai pris un mauvais chemin professionnel, qui m’a amené souvent à l’inactivité (en gros, je me suis pris pour un ESTP, et j’ai persisté par la force du besoin, de la société et de l’influence très proche).

      Je remercie Tyayana pour cette article qui va sûrement nous aider à faire le bon choix, en espérant que c’est déjà fait pour toi.

  4. Soulrand dit :

    Bonjour merci pour les articles sur les INFJ.J’ai 14 ans je suis un INFJ, je ne sais pas encore quoi faire plus tard je doute beaucoup sur mon avenir entre financièrement et selon mes desires (rêves d’une vie tranquille mais en même temp un peu passionnante sans une trop grande routine).

    • tyayana dit :

      Bonjour et bienvenue ! Mon plus jeune lecteur (à ce que je sache, en tout cas !!!) ! C’est normal de ne pas savoir quoi faire à 14 ans, si cela peut te rassurer, j’en suis presque encore là 20 ans plus tard !
      Les INFJ se « trouvent » plus tard que les autres personnes. Laisse toi du temps et n’hésite pas à faire des expériences, des voyages, des stages, des petits boulots. Cela t’aidera à définir ce qui te convient.
      Je pense que ce que tu décris correspond tout à fait à ce que je voulais à ton âge (et d’ailleurs, c’est toujours le cas). Pour moi, ça fonctionne par périodes, il y a des moments où je vais chercher l’aventure, où je pars à l’étranger ou bien j’essaie une nouvelle activité, et d’autres où je retrouve la routine dont j’ai besoin. J’essaie d’être à l’écoute de ce que je veux à chaque instant, cela provoque beaucoup de questions, mais c’est une force des INFJ. Ce sera à toi de créer le mode de vie qui te convient, flexible si c’est ce qui t’arrange… Si je peux ajouter un conseil d’INFJ : commence par ce qui te fais rêver ! tu pourras toujours revenir à quelque chose de plus « normal » après si finalement ça ne te convient pas. Il est plus difficile de sortir des sentiers battus à 45 ans qu’à 22, même si cela reste possible…

  5. Nicolas dit :

    Bonsoir, J’adore. Merci pour cet article. Je suis chef de service dans une petite usine. J’ai horreur car cela ne me va pas. Je me cherche en ce moment, enfin depuis deux ans. 😉 Que faites vous comme métier ?
    Bien à vous.

    Nicolas

    • tyayana dit :

      Bonsoir Nicolas,
      Merci pour votre commentaire… je pourrais répondre à votre question, mais je crois que ça ne servirait pas à grand-chose…
      Vous avez votre propre histoire, vos propres envies et qualités, et rien ne prouve que ce que je fais vous conviendrai à vous.
      Je pense que les vraies questions qu’il faut que vous vous posiez, en détail, c’est : pourquoi vous avez choisi ce métier, les
      aspects qui vous plaisent dedans, qu’est ce que vous auriez envie de faire maintenant si tout était possible, est-ce qu’il y a
      des moyens de « tester » un peu ce qui vous paraîtrait idéal (bénévolat, discussions avec des connaissances…) ?
      Quand on est bloqués, je pense qu’il faut utiliser la capacité de projection de l’intuition, mais aussi la confronter à la réalité
      pour éviter de tomber de haut trop tard…
      Courage !

  6. Sarah dit :

    Bonjour à vous,
    J’ai découvert il y a quelques temps que j’étais INFJ. Pour ma part à 27 ans je suis également dans une période de total blanc dans ma vie professionnelle. Par peur du contexte économique morose, j’ai choisi une carrière sécurisante financièrement : le marketing. Mon premier emploi m’a fait réalisé que je n’étais pas faite pour ça, essentiellement due au manque profond de sens que ce métier a pour moi et de ses contradictions avec mes valeurs. Aujourd’hui j’ai tout quitté pour faire le point sur ma vie, je ne m’en serait jamais sentis capable jusque là mais il est trop difficile je pense pour nous INFJ de vivre en contradiction total de notre idéal profond.

    Alors que je fais un travail d’introspection sur moi-même, je me demande si les INFJ ont la capacité de trouver un véritable équilibre dans leur vie? Effectivement choisir c’est renoncer, arriveront-nous à l’accepter? j’ai l’impression que nous INFJ sommes fait pour vivre dans un monde de « tous les possibles »?
    Ne sommes-nous pas voués à ressentir la frustration de ne pas voir notre idéal s’accomplir? les images créatives que nous formons dans nos esprits et nos aspirations profondes ne pas se réaliser ? C’est en tout cas la question que je me pose.

    Merci pour votre blog et bonne continuation 😉

    • tyayana dit :

      Bonjour Sarah,
      Désolée de répondre si tard, comme je l’ai dit ailleurs, j’ai eu des impératifs personnels prenants ces derniers mois. J’espère que vous avez réussi à avancer dans votre introspection et vos recherches. Pour ma part, j’ai fait tout le contraire de vous : j’ai choisi la carrière « passion » et à la trentaine, j’ai fini par admettre que j’avais besoin de stabilité-sécurité, et j’ai donc trouvé un compromis, mais qui a nécessité que j’abandonne cette première option. Je m’en porte beaucoup mieux que je ne l’aurai cru et ne regrette pas du tout mon choix, mais j’ai eu beaucoup de mal à faire celui-ci…
      Les questions que vous posez résonnent beaucoup chez moi… notre part d’idéalisme est très développée, ce qui complique les choses. Ceci dit, je pense qu’avec le temps et la maturité, nous sommes obligés de constater que les choses ne se passeront probablement pas comme nous le souhaiterions. Pour moi la clé, c’est d’accepter la réalité, mais de continuer à titre personnel à tendre vers un idéal. Ainsi, je n’ai pas l’impression d’aller à l’encontre de mes valeurs. Je crains cependant qu’en effet, le chemin de la maturité, pour les NF, implique de se confronter à la réalité et à la déception (mais justement, nous avons ce merveilleux refuge qu’est notre monde intérieur !). Je pense que tout le monde (sauf grave problème de dépression ou autre maladie psychique, peut-être) à la capacité de trouver un équilibre, mais il faut encore le vouloir vraiment, non seulement en aimer l’idée, et être prêt à travailler sur soi pour y arriver. La question, finalement, c’est : êtes-vous prête à renoncer à certaines choses dans le but de trouver cet équilibre ? vous seule avez la réponse (et quelle qu’elle soit, je ne jugerai pas !). Bon courage et bonne continuation à vous aussi !

  7. Alfred dit :

    Beau blog que celui-ci, effectivement je me sens concerné; merci pour l’article!
    J’ai une carrière peu ordinaire, et je commence à comprendre arrivant sur la trentaine le pourquoi de la chose. J’ai fait un peu de droit, le temps de voir que ça n’était pas pour moi, puis je me suis orienté … en informatique. J’aime créer, et dans ce domaine, on le peut.
    Aujourd’hui, je suis epuisé par les jeux politiques, du type, des collègues qui « vendent » mieux un travail inférieur et me retrouve recalé à mille petits détails. Ca n’est pas ça être créatif.
    J’aime toujours mon domaine mais sent que je ne peux plus m’y exprimer…

    J’hésite et votre blog entre dans ma reflexion… soit je pars en recherche et développement, soit en gestion de projet… mais là encore rien de défini… je suis ouvert à vos suggestions ceci étant.
    Ah et, je suis le psychologue attitré de mes amis!
    C’est fou de se retrouver dans cette description des INFJ. Mais que faire ?

    • tyayana dit :

      Bonjour Alfred, toutes mes excuses également pour cette réponse tardive. Vous êtes le quatrième homme INFJ informaticien avec lequel je discute (mais que font les autres ??? 😉 ) et j’ai déjà entendu les problèmes dont vous parlez. Dans un autre domaine, j’y ai été confrontée également. Je pense que quel que soit notre travail, notre idéalisme se heurte immanquablement à… nos collègues ! Je crains qu’il ne fasse en faire partiellement le deuil, mais de façon dynamique : continuer à essayer d’améliorer les choses pour notre part, en acceptant que cela ne sera pas nécessairement « vu » ou « compris » par ceux qui nous entourent. Ceci dit, changer de domaine ou de conditions de travail, si vous avez mûrement réfléchi, peut vous apporter un souffle nouveau. Dans mon cas, cela a bien fonctionné, mais je ne suis pas sûre que le problème ne se reposera pas lorsque la « phase découverte » sera passée. Soit c’est une question d’âge/maturité et on peut espérer que cela se règle, soit c’est une question plus fondamentale et il nous faudra régulièrement changer… je n’ai pas la réponse.
      Je ne peux pas vraiment faire des suggestions précises à partir d’un petit paragraphe et dans un domaine auquel je ne connais pas grand-chose, mais plus généralement, ce qui m’a aidé à me décider a été de me mettre en « recherche active  » : faire jouer mon réseau pour interroger tous les gens qui étaient dans des domaines qui m’intéressaient sur les points positifs et négatifs de leur travail, aller observer les lieux, salons professionnels, etc… réunir de la documentation, lire sur les différents sujets. Bref, nourrir mon intuition, le temps qu’elle décide. Recherche et développement est certainement plus créatif, mais moins concret que gestion de projet, qui satisfera plus votre « J » ! Le développement de notre inférieur Se, Sensation extravertie, fait que nous accordons souvent plus d’importance au concret avec le temps… Donc tout dépend de ce que vous ressentez en ce moment. Une autre chose qui m’a aidée a été la prise de conscience que rien n’était totalement définitif et que je pouvais revenir en arrière si vraiment un choix ne me convenait pas.
      Voilà tout ce que je peux vous dire… avec bon courage ! 🙂

      • Alfref dit :

        Il va se soi que sur un paragraphe on ne peut pas résumer une vie, c’est certain; mais j’apprécie votre réponse. Je suis, depuis ce message, en phase de recherche.
        Là où je suis extrêmement d’accord avec réponse, c’est sur le côté « attention à la phase découverte »; c’est sur le long terme que je pense que le changement se confirmera en bien ou pas.
        Ma crainte est effectivement que quel que soit le métier, le problème persiste. Et ça, c’est littéralement flippant !
        Mon entourage a d’ailleurs je pense plus peur pour moi que moi même, et ça ne m’encourage pas énormément. J’ai perdu un dynamise et une prise de risque que rien qu’à 25 ans j’avais beaucoup plus. Merci pour vos encouragements, car, sortir de l’inertie n’est pas facile !

      • tyayana dit :

        Je crois que je vois l’idée, pour les informaticiens, merci 😉
        Juste un petit ajout tardif : bien sûr, il y a ce risque que « le problème persiste » après le changement, mais aussi difficile que ce soit (et parfois, ça l’est vraiment énormément), je suis persuadée que l’une des clés du « bonheur », c’est de se confronter aux problèmes, les regarder en face. L’entourage peut être (avec les meilleurs intentions du monde) un véritable frein sur ce plan. A cause de Fe, nous y sommes très – trop ? – sensibles. Il est bon parfois de prendre un peu de recul et de jouer aux questions réponses en mode « et si, concrètement … ? » : « et si, effectivement, le problème persiste ? » Eh bien, vous aurez certes utilisé du temps, de l’énergie, voire de l’argent pour en être sûr, mais vous saurez désormais par expérience et élimination que le problème ne réside pas dans la nature du travail, mais dans votre rapport au travail. Et vous saurez donc sur quoi agir désormais : vous-même, et non les circonstances extérieures. Personnellement, je trouve que cela vaut mieux que passer des années à blâmer les circonstances extérieures initiales pour rien, mais c’est une décision que vous êtes seul à pouvoir prendre, car je ne sais pas quels peuvent être vos freins envers le changement (psychologiques ou matériels), ni leur légitimité. Donc… bonne chance et bon courage, une nouvelle fois !

      • Alfref dit :

        Oh et je voulais aussi répondre à votre point sur les informaticien INFJ a priori fréquents: l’informatique, oui, ça ne m’étonne au final pas tant que ça comme carrière pour nous autres INFJ. La nature de l’informaticien tend vers l’introversion mais surtout, c’est le côté créatif, le côté « lego » qui se retrouve aisément dans ce genre de métiers. Et paradoxalement, je considère selon la spécialisation technique l’informaticien comme le maçon du 21 siècle. Potentiellement remplaçable et corvéable à souhait (sauf à évoluer donc). D’où les conflits.

  8. Monsieur Haricot dit :

    Salut, je sais que l’article date mais je suis nouveau sur ton blog. Je m’interrogeais sur un détail : « Droit et médecine ne sont en général pas les meilleurs choix pour les INFJ : ces professions correspondent mieux aux types TJ. »
    Saurais-tu m’expliquer pourquoi?
    J’adore ce que tu fais sinon 🙂

    • tyayana dit :

      Bonjour Monsieur Haricot (j’ai connu un « Mr Carotte » à une époque, donc ton pseudo m’a fait sourire… tout le potager va-t-il y passer ? 😉 ), je suis ravie de voir que même mes vieux articles sont lus, en tout cas ! C’est article n’est pas de moi puisque je n’en ai fait que la traduction, mais mon analyse du passage que tu cites est la suivante : droit et médecine sont des carrières qui nécessitent un certain détachement émotionnel. Il est évident qu’il y a de l’émotion dans celles-ci dans le sens où elles sont au service de la société en général et des autres en particulier, et je pense qu’un médecin se soucie de son patient tout comme un avocat de son client, ou en tout cas je l’espère. Mais ce sont des professions dans lesquelles il peut être nécessaire de se protéger de l’émotion de l’autre : un médecin peut être amené à conseiller un acte difficile à court terme parce qu’il lui paraît bénéfique à long terme, sans parler de la perte inévitable de ses patients mortels, un avocat doit privilégier les faits et l’approche juridique d’un problème alors que son client va être plus ou moins dans l’émotionnel. Pour quelqu’un qui utilise une fonction empathique – éponge comme le feeling extraverti qui est notre secondaire, il peut être extrêmement fatiguant de revenir au détachement nécessaire car son premier mouvement sera l’empathie. Pour les TJ, dont les fonctions F ne sont pas les premières, c’est plus naturel : ils règlent le problème, appuyés par leurs émotions. Nous, nous ressentons l’émotion, qui nous motive pour régler le problème. Ceci dit, chaque personne est différente et ce ne sont que des indications générales : à condition de prendre bien soin de lui-même, je pense qu’un INFJ peut être un juriste ou un médecin fantastique et très humain. J’ai d’ailleurs rencontré il y a quelque temps un médecin extraordinaire que je soupçonne d’être INFJ et qui m’a dit avoir eu une période difficile. Il soigne une maladie très particulière et dont les répercussions humaines et éthiques sont extrêmement complexes, et je suis sûre que sa capacité d’empathie et son souci de chaque patient font des merveilles.
      Si ces carrières t’attirent, il faut essayer ! Et ce d’autant plus que 1/ elles sont très diverses, rien ne t’empêchent de tâtonner jusqu’à trouver celle qui te convient 2/ aujourd’hui, il est possible de changer radicalement de domaine professionnel beaucoup plus facilement qu’autrefois.
      Voilà, j’espère que cette réponse tardive (désolée…) t’aidera tout de même.
      Merci pour le compliment 🙂

  9. ROY dit :

    Bonjour,
    Merci de cet article, je viens de prendre conscience, à 50 ans, que je suis une INFJ, ayant exercé sous pression sociale en INTJ, depuis 20 ans, c’est le choc !
    le T parce que par hasard ou intuition, je suis devenue un jour à 30 ans directrice générale dans le secteur médico-social puis j’ai ensuite, au gré de « mes intuitions » accepté des postes de direction générale dans le secteur public, augmentant mon périmètre de responsabilité. En 2015, je me suis formée à l’AT 101, en 2016, j’ai refusé un poste de direction générale, avènement de la carrière du fonctionnaire, en parallèle je me suis formée au coaching, au cas ou j’accepte le poste pour accompagner mon CODIR qui dysfonctionnait.
    J’ai depuis traversé une grande période de doute et de malaise, de ce refus, de la recherche de la compréhension de ce refus.
    En 2016, j’ai fait le test du MBTI en 2016 avec une professionnelle, le résultat a été un profil INTJ, rassurée de trouver un cadre pour réviser ou affirmer mon activité professionnelle, et pourtant mon doute sur mon refus du poste et sur mon malaise dans mon poste n’a fait que se poursuivre.
    J’ai lu le livre de P Cauvin et G Cailloux « les types de personnalité, MBTI et CCTI », je sais que le profil ne doit pas enfermer mais aider à l’orientation mais je sais aussi maintenant qu’exercer un métier qui ne nous convient pas fait apparaitre un malaise et un sentiment d’isolement. Quand je vois la jeunesse des lecteurs du site, je sais qu’il ont encore le temps de changer ou trouver leur orientation professionnelle, ….à 50 ans, c’est plus difficile et comme une « bonne » INFJ, je suis une grande travailleuse (qui ne me laisse pas de temps, ou que je n’arrive pas à m’autoriser) pour un « à côté ». Ma bouffée d’air est de me former : coach (2016), conseiller en organisation (2017), le management dans la complexité..mais pas d’application concrète (je ne trouve pas de postes de conseiller en organisation / coach, dans la fonction publique). Je reste ouverte à votre avis, retour et conseils.
    Je veux aussi témoigner de la nécessité de faire attention à l’identification et usage du profil.
    Je sais que ce sont mes réponses qui ont donné en 2016, le profil INTJ, car 20 ans de conformité fausse les résultats. A bientôt 🙂

    • tyayana dit :

      Bonsoir,
      Euh… je ne sais pas très bien quoi vous répondre, il y a beaucoup de choses dans votre message et je manque un peu de recul professionnellement, et peut-être d’expérience, pour vous être vraiment utile. Je suis contente en tout cas que ce post ait fonctionné comme une « révélation » pour vous, ça vous aidera certainement à avancer. A part ça, je vais vous dire ce que je peux… La frontière INFJ/INTJ n’est pas toujours facile à tracer, même si ce problème de typage est moins fréquemment mentionné que l’interrogation INFJ/INFP. Je connais plusieurs personnes qui hésitent ou se sont finalement reconnu dans l' »autre » type après un premier typage.
      Par expérience, en revanche, je pense que les périodes de doute ou de malaise sont des bénédictions, si difficiles soient-elles à recevoir : c’est notre intuition qui proteste ! Il n’y a pas de réponse toute faite, mais en faire un moteur d’introspection et de découverte, comme vous le faites, est la clé pour aboutir à un poste qui vous correspond mieux, ou a un choix fait en pleine connaissance de cause avec des aménagements pour vous y sentir suffisamment bien.
      Quand aux lecteurs de ce site, eh bien… certes, beaucoup sont jeunes et « se cherchent » (de toute façon, je doute qu’un INFJ cesse de « se chercher » tant qu’il est en vie…), mais j’ai le plaisir de recevoir de temps en temps des commentaires de personnes un peu plus âgées, ce que je prends comme un indicateur très positif 🙂
      Je sais trop bien ce que c’est qu’être une « grande travailleuse », j’ai moi-même bien du mal à m’arrêter, mais c’est un enjeu qui prend de plus en plus de place dans ma vie et que je ne saurais trop vous recommander de prendre au sérieux. Soufflez ! il faut laisser de l’espace à l’intuition pour lui permettre de s’exprimer ! Je n’ai malheureusement rien de plus concret à vous proposer… je sais que cela paraît cliché dit comme cela, mais je le crois fondamentalement : la réponse, c’est vous qui l’avez…
      Bon courage !

  10. Richie dit :

    Bonjour, je viens de découvrir le site. J’ai lu de nombreux témoignages ci dessus qui sont tous plus ou moins proche de moi.
    Je me présente, j’ai 28 ans, je suis technicien de laboratoire spécialisé en biologie et je suis en pleine réflexion professionnelle. J’ai fait un bilan de compétences cette année qui m’a permis notamment de faire un test de personnalité et m’a appris que j’était INFJ. Et j’en suis en vrai! Cela explique mes difficultés à faire des choix pour une reconversion, je suis comme paralysé à l’idée de changer de vie, j’ai énormément d’idées mais j’ai pour habitude de les démonter une à une en trouvant de nouvelles. Je suis passionné par les sciences depuis tout petit d’où mon cursus, mais mon approche du futur et ma lassitude me pousse à évoluer professionnellement.
    Qui dit futur, dit naturellement informatique selon moi, car pour moi mon métier n’existera plus dans quelques années. Je m’intéresse à la programmation, c’est un autre univers et j’ai peur que mon côté (ultra)intuitif me joue des tours comme souvent. En règle générale, je ne vois pas les choses évidentes mais par contre je vois les choses qui ne sont pas évidentes par d’autres. D’un côté je suis du genre très perfectionniste pour certaines choses quitte à saccager mon travail en voulant trop en faire mais d’un autre côté je peux parfois bâcler mon travail.
    Je me considère comme créatif mais je n’ai aucun sens artistique, je privilégie souvent l’utilité à la beauté , de mon point de vu, pour beaucoup de chose, tant que ça fonctionne ça me va, à condition que ce soit optimisé.
    Alors ça m’amène à me poser la question, pour quel métier suis-je fait? Tout en sachant que je me lasse facilement des choses (et même pire des gens) je pense également faire de l’intérim pour aérer l’esprit.
    Je sais pas si quelqu’un peut me donner des conseils sont mon approche du travail, en tout cas c’est un très bon lieu de discussion.

    • tyayana dit :

      Bonjour Richie,
      Bienvenue et merci pour ton message ! Mon avis sur les reconversions pro pour les INFJ, c’est… qu’il faut y penser sans se presser ! Beaucoup de gens autour de nous peuvent nous mettre la pression pour choisir, y compris… nous-mêmes, mais ce n’est pas comme ça que ça marche, dans mon expérience. Ce dont tu as besoin, c’est de collecter des informations qui vont alimenter ta fonction inférieure (Sensation extravertie), être filtrées par la pensée introvertie (Ti – ce que tu appelles « démonter les idées ») qui va repérer toutes les incohérences et les risques, et ainsi lentement nourrir ta première fonction, l’iNtuition introvertie (Ni), jusqu’au jour où tu auras un déclic, et tu seras décidé (au moins à essayer).
      Je ne peux évidemment pas répondre à la question « pour quel métier suis-je fait ? », il n’y a que toi qui sais (si, si, au fond, tu sais, c’est juste que ça n’est pas encore « sorti »). En ce qui concerne la programmation, j’ai rencontré plusieurs hommes INFJ qui sont dans le milieu informatique en général (je n’y connais rien, donc je ne peux pas être plus précise). De ce que j’ai compris, la difficulté qu’ils rencontrent est de se trouver dans un milieu de « T » et plus particulièrement « INTx ». De ce fait, il font les caméléons pour s’intégrer, mais ça les oblige à réprimer leur fonction Fe (Sentiment extraverti), ce qui est parfois difficile pour eux. Soit ils trouvent un dérivatif ailleurs que dans leur vie professionnelle (famille notamment), soit au bout d’un moment, ils peuvent évoluer vers d’autres missions avec plus de contact client ou même des reconversions (RH…). C’est ce que j’ai observé, mais ça ne veut pas non plus forcément dire que ça te posera problème, c’est juste un écueil potentiel que je te signale.
      A mon avis, l’intérim est une excellente idée, surtout si tu peux en faire dans le domaine qui t’intéresse (programmation, donc). Ca te permettra de « tester », sans trop d’enjeux, différents aspects du métier, jusqu’à trouver un endroit où tu sois bien. Moi, j’ai commencé mon nouveau travail par un contrat de six mois « pour voir », ça m’a plu, je suis restée 🙂
      Dernier conseil qui m’a personnellement beaucoup aidée : garde en tête que tu peux encore changer plus tard, si ça ne te plaît pas ! Nous avons la chance de vivre une époque où les gens ont plusieurs vies professionnelles, ce qui est un gros atout pour des personnalités comme les nôtres qui ont besoin de découvertes.
      Voilà pour mon avis, mais j’invite tous les lecteurs à contribuer s’ils le souhaitent, surtout s’il y a des programmeurs qui seront sans doute de bien meilleur conseil que moi…
      Bon courage !

  11. pour faire avancer et témoigner des difficultés à d’autres qui se cherchent ..je suis médecin, depuis 20 ans (découvert le MBTI seulement depuis 2/3 ans…enfin, enfin..comprendre)…avec certes un choix de spécialité sur maladies chroniques, assez élargi de vision, combiant rationnalité et humain et avec comme but de responsabiliser les gens à leur prise en charge …donc de ce côté là ..bon choix …ce qui est difficile et a fallu travailler : évidemment le filtre des émotions reçues tout le temps en pleine face ..et quand on va voir un médecin, on est rarement zen, on est même souvent aggressifs …la difficulté de découvrir que l’idéal (soigner le patient responsable qui sera content et sera motivé ..) est loin de la réalité ..mais ça se serait vrai avec tous les métiers comme déjà judicieusement dit ; et enfin lutter entre ce qui serait le FE/TI plus la nécessaire introversion ..la pression ..on se sent prisonnier de ce qu’on estime une mission , on a du mal à dire non, mais à la fois on se dit qu’il faut le faire d’abord pour soi, et parceque faut pas exagérer quand même …souvent je voudrais ne pas avoir de Ti et être un simple bon petit soldat qui ne voit rien …avec l’aide d’une collègue (ENTJ je pense depuis un changement de cabinet, et là je confirme, les collègues et le sentiment de se sentir jugé c’est insupportable) j’ai réussi à lacher un peu, à trouver des solutions concrètes qui pour l’instant semblent porter leurs fruits …je réverais de faire du conseil/psychologue/aide au développement personnel mais là aussi le Ti me dit, avec raison, que tout reprendre c’est compliqué, plus obligations financieres …par contre je commence à explorer la solution pour rendre les deux compatibles, ce qui dans mon métier me semble quand même plus conciliable que sur un métier purement technique ..donc médecin c’est tout à fait faisable, à condition d’avoir bien en tête ce qu’est la réalité, de se protéger et de choisir la bonne spécialité !
    Et encore une fois merci de ce site ; pour des raisons personnelles je me suis longtemps culpabilisais d’être ce que je suis en tentant d’être et d’aller vers des (S) convaincue de mon anormalité …petit à petit je comprends aussi que le choix c’est aussi renoncer à être « tout à fait comme les autres » et « par hasard » croise de plus en plus sur mon chemin des gens qui me correspondent …
    isabelle

  12. jojo dit :

    Bonjour! Merci beaucoup d’avoir écris des textes sur ce sujet, je suis moi-même une INFJ et je suis aussi une personne autiste ayant un trouble d’envahissement du développement ainsi qu’un trouble sensorielle. Donc imaginez, comment je me sentais face a mon incompréhension vraiment plus complexe que mon diagnostique lui-même. Je souhaite travailler dans le domaine de la décoration intérieure et de la présentation visuelle mais avec le  »cerveau » que j’ai c’est très difficile pour moi de donner un sens a ma vie..Auriez-vous un truc pour essayer de démèler tout sa? et de m’aider a passer a travers les obstacles de la vie?

    • tyayana dit :

      Bonsoir Jojo,
      Désolée, période hyper chargée pour moi, d’où cette réponse tardive… En fait, je n’ai fait que traduire l’article,
      donc je ne suis pas du tout une spécialiste du sujet moi-même.
      J’aimerais vraiment pouvoir vous aider, mais je vous avoue que je me sens très démunie là… je ne connais des troubles
      autistiques que ce que j’en ai lu en ligne, autant dire pas grand-chose, quant à surmonter les obstacles de la vie, eh bien…
      Je suis moi-même en plein apprentissage sur ce plan.
      Je vous donnerais bien, tout simplement, le conseil un peu « standard » mais qui n’en a pas moins de valeur d’essayer autant que
      possible de réserver des moments pour apprécier l’instant présent. Si vous êtes très visuelle, peut-être vous concentrer sur une
      couleur, ou un univers, en créant par exemple des « vision board » (une sorte de collage de photos de magasines ou autres). Vous pourriez
      en faire plusîeurs, selon des thématiques qui vous parlent, pour vous aider à définir votre style propre ?
      Je pense que pour surmonter les obstacles, le plus sûr moyen est de laisser notre intuition nous guider… lorsque nous faisons ça,
      lorsque nous créons, cela nous donne de la force (même si c’est imparfait 😉 ).
      Courage !

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