Basculement

Je rencontre quelqu’un. Je découvre quelqu’un.
Un nouvel univers qui se déploie sous mes yeux.
De douces paroles, du respect, une confiance qui s’instaure peu à peu.

Joie sereine.
Prendre le temps.

 

Et puis il y a LE mot. Juste un mot.
Et je suis littéralement arrachée à cet état de confiance.
Les murailles s’élèvent instantanément autour de mon cœur,
Les sentiments fragiles sont expulsés à l’extérieur.

Reste le vide. La stérilité.
L’attente.
Défiance.
Saura-t-il amoindrir ces murs, doucement ?
Saper la peur ?
Juste un mot, non. Un univers.
Un mot qui en entraîne tant d’autres,
Une réalité nouvelle, à accepter.

Et je les sens, les sentiments, derrière les murs.
Ils attendent. Ils pressent.
Ils veulent revenir, entrer,
coloniser cet espace vide.

Le faire refleurir.

Mais je n’ai pas la clé.

A mon corps défendant, les murailles sont montées.

Mais je n’ai pas la clé.

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6 commentaires pour Basculement

  1. Patrick dit :

    Bonjour Tyayana,

    Bien sûr que vous avez la clef…
    Laissez-vous aller…
    Vos peurs n’empêcheront pas les choses d’arriver. Par contre, elles vous empêchent d’avancer.
    Courage et bonne chance.

    Patrick

    • tyayana dit :

      Merci Patrick… dans mon esprit, « la clé », dans ce cas précis, cela désignait le fait que l’autre soit prêt également à s’engager dans une relation avec moi, que ses actions me rassurent sur son investissement à lui. Pour le coup, je n’ai aucun pouvoir sur ça, il me faut l’accepter.
      Un mot, ce n’est qu’un mot, même s’il me fait peur : si d’autres mots viennent expliquer et rassurer, il perdra son emprise. Encore faut-il que l’autre soit prêt à faire cet effort.
      J’ai conscience que j’ai beaucoup de peurs, et je travaille dessus, mais elles ne m’ont jamais empêché de me lancer quand la personne a su me rassurer un minimum.
      Après… il y a aussi un peu de licence poétique dans ce texte 😉

  2. Arthur dit :

    Beau poème 🙂

    Le lâcher prise est ce qui permet de faire disparaître la peur. Mais elle ne s’envole jamais du jour au lendemain, ( sinon ça serait ennuyeux 😛 )

    La peur signifie qu’il y a des attentes, des projection et/ou des sentiments, ce que tu décris bien dans ton poème.

    La clé est en chacun de nous. On le sait tous, mais on se le cachent parfois… par peur…

    Je pensais pas revenir sur ce blog, mais ça m’a pris d’un coup, par curiosité 🙂

  3. Anouck dit :

    Salut Tyayana,
    Je suis émue par ton joli poème, car il entre en résonance avec mes propres sentiments… naissants… je suis une INFP pourtant, alors ce sont peut-être des ressemblances de surface 🙂 Mais je me retrouve pourtant beaucoup dans ce « joie sereine » et ce « à mon corps défendant, les murailles sont montées »… Lui c’est un INFJ, il est trop chouette à connaître, et ce « trop » est à prendre au sens littéral, tellement je suis peu habituée à sentir une telle connexion émotionnelle… Je n’ai pas peur pourtant !
    Ton site est super.

    • tyayana dit :

      Merci et bienvenue à toi Anouck ! Je constate régulièrement à quelque point nous partageons une sensibilité commune avec mes ami(e)s INFP, donc je ne suis pas surprise que tu t’y retrouves 😉 Selon les mécanismes en profondeur qui diffèrent entre nous. En tout cas, ça a l’air bien parti entre vous, alors profite, profite ! je vous souhaite beaucoup de bonheur ! 🙂

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