Prudence, prudence…

Si vous lisez ce post, c’est probablement que vous êtes un chercheur, un chercheur de sens. Par nature, les INFJ s’interrogent sur le sens de leur vie, mais ils ne sont pas les seuls, heureusement. Beaucoup de gens le font, soit en raison d’un événement particulier de leur vie (souvent douloureux : un deuil, une rupture, une perte d’emploi…), soit parce qu’ils réalisent qu’ils ne se sentent pas heureux, tout simplement – mais c’est peut-être encore plus effrayant.

Côté questionnements, je ne suis pas en reste, je l’ai déjà écrit ici. Ce blog est devenu une chronique de mes découvertes et de mes interrogations, plus qu’un simple lieu d’information et de retrouvailles pour INFJ, même si je fais le vœu qu’il le reste. La plupart du temps, mon objectif est de vous apporter de l’élan, de l’inspiration, de partager des choses qui m’ont touchée. Mais pas seulement. Je voudrais vraiment que mes textes vous amènent aussi à vous questionner sur vous, vos réflexes, vos zones d’ombres. Vos pratiques.
J’ai eu l’occasion à plusieurs reprises de constater que dans les échanges entre idéalistes (NF) ou dans des milieux « alternatifs » versés dans le développement personnel, il y a beaucoup de tolérance et de bonnes intentions. Tellement que parfois, le sens critique passe à la trappe : « Trop rationnel(le) », « Utilise ton cœur et non ta tête » … je ne compte pas le nombre de fois où mes tentatives de clarification m’ont valu ce genre de remarques. En définitive, chacun mettra son curseur là où il le souhaite, mais qu’il prenne ses risques en toute conscience et en tolérant les choix des autres, voilà ce à quoi j’aimerais contribuer.

Les gens qui participent à la communauté que je nommerai donc du « développement personnel » au sens large, ne sont malheureusement pas tous des bisounours, même s’il y en a de formidables. Il y en a qui sont bien intentionnés et qui disent des choses justes, d’autres qui sont bien intentionnés et qui disent des choses incorrectes ou invérifiables, des mal intentionnés qui disent des choses correctes et des mal intentionnés qui disent des choses incorrectes ou invérifiables. Oui, je sais, ça rend les choses très compliquées et on préférerait que les mal intentionnés ne disent que des bêtises, ça les rendrait plus faciles à détecter, seulement ce n’est pas comme ça que ça se passe. C’est une communauté humaine, avec les mêmes caractéristiques, bonnes et mauvaises, que toutes les autres communautés humaines…

Alors aujourd’hui, je vais vous parler… méthodologie, ou plus simplement de : « Comment détecter un éventuel problème ? ». Et bien, il n’y a pas de secret : ouvrir l’œil, et le bon. Je vous ai dit que vous étiez des chercheurs, alors je ne peux que vous encourager à vous comporter comme tels. Ce n’est pas aussi compliqué que ça en a l’air, ou du moins, vous pouvez facilement adopter quelques pratiques basiques qui vous permettrons de vous protéger de l’essentiel des bêtises qui circulent :

méfiez-vous des argumentaires unilatéraux : « j’ai adopté telle pratique et toute ma vie a changé du jour au lendemain, j’ai trouvé l’amour, un meilleur job, ça a résolu tous mes problèmes ». Il n’y a pas de solution miracle. Je répète : il n’y a PAS de solution miracle. C’est dur, je sais, mais le déni de réalité n’est pas non plus une solution miracle.

croisez vos sources, vos citations, cherchez l’ouvrage original, vérifiez le contexte d’une citation, vérifiez la validité de vos sources (qui a écrit ça ? Est-ce que cette personne est dans une démarche commerciale (ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose, mais il est important de le savoir) ? Est-ce qu’elle cite ses sources ? Est-ce qu’elle admet ne pas avoir la réponse à certaines questions ?).

vérifiez si possible la cohérence entre les paroles et le comportement d’une personne (sur internet et en vrai). Renseignez-vous au moins un peu sur les sectes et les techniques de manipulation de base. Je vous recommande le film « Kumare, the true story of a false prophet » si vous comprenez l’anglais, c’est un documentaire sur une personne qui se fait passer pour un guru et c’est tout simplement bluffant : http://www.kumaremovie.com/

prenez le temps d’apprendre à connaître une personne avant d’en faire votre maître à penser. Une amie bouddhiste m’a dit un jour que les préceptes du bouddhisme tibétain étaient d’observer un maître potentiel pendant sept ans (sept ans !) avant d’en faire son propre maître.
Et voici cette recommandation d’un maître tibétain : « Soyez très prudent avant de prendre quelqu’un pour guru ; il y a beaucoup d’imposteurs. Les Occidentaux font parfois trop confiance […] les Orientaux sont beaucoup plus sceptiques. Prenez votre temps, détendez vous, vérifiez » (version originale : « You have to be extremely careful before taking someone on as a guru; there are many impostors around. Westerners are sometimes too trusting […] Eastern people are much more skeptical. Take your time; relax; check up », Becoming your own therapist, Lama Yeshe, p. 77).

Doutez, doutez, doutez.

Bien sûr, vous n’allez pas vous mettre à vérifier la moindre citation sur Facebook ou vous lancer dans dix heures de recherche pour écrire une phrase. Moi aussi, je transmets des posts sans les avoir vérifiés, parce qu’ils me semblent beaux et justes, et que j’ai aussi d’autres choses à faire. Mais si vous acceptez la discussion, voir la critique, même – et surtout – quand ça gratte aux entournures, vous aurez bien plus de chances d’avancer dans la bonne direction. Je lis régulièrement des critiques du MBTI. Certaines me paraissent partiales, d’autres plus justes. Je continue pourtant à l’utiliser et à en vanter la justesse, parce que je l’ai expérimenté de façon positive. Grâce à ces critiques, cependant, je vois les limites du modèle, le fait que ce soit un « outil » et rien de plus que ça (pas la panacée universelle non plus, toujours pas…), et je peux discuter avec les gens qui sont contre avec l’esprit plus ouvert. Peut-être qu’eux (ou moi) changerons d’avis un jour, c’est aussi ça, avoir une démarche scientifique.

Peut-être aussi qu’un jour, il me (ou vous), faudra pour avancer faire « a leap of faith », comme disent les anglo-saxons, « un saut porté par la foi ». Il ne s’agit pas de ne pas le faire. La science et les méthodes scientifiques sont pleines de vertus, mais ne sont pas la panacée universelle. Il y a des choses que la science n’explique pas et des contradictions plein la physique quantique, d’après ce que je me suis laissée dire par des personnes bien mieux informées que moi sur le sujet.
Seulement si vous avez bien éclairci le terrain et évité les petits pièges facilement évitables, alors vous avez beaucoup plus de chances que votre élan vous porte là où vous souhaitez arriver. Je ne peux pas vous promettre que vous y arriverez à coup sûr, malheureusement.

Je peux vous promettre que le chemin sera plus long et plus pénible, que certaines personnes ne vont pas du tout apprécier que vous remettiez en cause leurs certitudes et vous le ferons savoir, mais aussi que chaque pas que vous ferez sera fait sur un chemin aussi stable qu’il peut l’être et que vos compagnons de voyage partagerons votre démarche. Et que si un jour vous vous égarez dans l’obscurité, ils vous apporterons un peu de leur lumière, à leur tour.

Ne vous laissez pas séduire par la facilité : si le bonheur était là, depuis le temps, on le saurait…

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9 commentaires pour Prudence, prudence…

  1. Lunaire dit :

    Je suis revenu lire plusieurs fois ce texte car d’une certaine manière, il ne me parle pas… Et j’en suis presque déçu !
    Maintenant, je sais pourquoi…
    Très épris de liberté – de liberté de penser – je ne comprends comment on peut s’en remettre à quelqu’un pour penser à notre place. Je ne comprends pas non plus comment on peut penser à la place de quelqu’un. Je trouve cela tellement intrusif, manipulateur…
    Puis, je me suis souvenu de comment il convient de sortir un droguer de sa dépendance. Il n’y a pas le choix: il faut penser à sa place et doucement le ramener à penser par et pour lui-même pendant qu’il évacue les toxines et commence le sevrage. Le droguer est dépendant de sa drogue et substitue cette dépendance sur quelqu’un dont il deviendra dépendant.
    Ce mécanisme de dépendance, je le (re)connais… Pour plusieurs raisons, il existe vraiment ! Ce n’est pas une croyance que d’avoir un maître à penser, mais une dévotion… Et derrière, une dépendance ! Comme une drogue… Si le maître à penser n’est pas là (plus là), c’est le manque… Le vide !
    Pour éviter cette dépendance, il convient de ne jamais donner l’occasion à quelqu’un de penser à votre place. De ne jamais prendre de cette « drogue » au risque d’une accoutumance.
    Et si, malgré tout, vous devenez dépendant, « drogué » de la pensée d’un autre… Il convient de faire un sevrage. Recommencer à penser par vous même, de plus en plus souvent. C’est étrangement le chemin de la confiance en soi qui se dessine alors.

    Lunaire

    • Lintz dit :

      Coucou Lunaire.

      Penser « par soi même » est une notion très biaisée, à mon avis. Bien-sûr, nous aimons tous nous voir comme des êtres intellectuellement indépendants, libres, etc… C’est compréhensible ! Notre société est structurée de façon à ce que nous faisions du libre arbitre quelque chose d’assez immaculé.

      Mais si on y réfléchit un peu, est-ce vrai ? Je veux dire, sommes-nous équipés d’une pensée si intouchable ? J’en doute, nos idées, nos envies, tout cela a, je pense, comme principale origine notre environnement, surtout social. Il n’est pas étrange que dans certains cas, nous puissions développer une adhésion très importante aux actes et propos de certains.

      Nous sommes constamment influencés, pour le bon ou le mauvais, l’important étant d’essayer de remettre en question les certitudes que nous obtenons des autres ( C’est très compliqué ! ). Les autres peuvent beaucoup nous apporter et leur prêter oreille peut nous aider, mais comme dit la personne de l’article, il faut, avec ce que tu peux obtenir tout autour, trier.

      • Lunaire dit :

        Bonjour Lintz,

        On regarde un paysage et on le trouve beau. Nous voilà transformé dans notre façon d’apprécier le beau ?

        Penser par soi-même n’est pas biaisé du tout à mon sens. Si quelqu’un nous apporte une manière de penser appréciable, nous choisissons de laisser cette manière de penser nous imprégner et nous continuons à vivre. Pour moi, penser par soi-même, c’est prendre le temps de comprendre que cette pensée va nous changer et comprendre que c’est par choix volontaire.

        La vie d’aujourd’hui nous proposer un choix restreint à penser. Faut-il pour autant choisir un moindre mal dans une manière de penser ? De ce côté, je suis très critique pour moi-même, et à la recherche d’une autre façon de voir, au-delà des restrictions imposées. A titre d’exemple, je ne regarde plus la télévision depuis près de 30 ans. Ceci ne m’empêche pas de savoir ce qui se passe dans le monde, je reste connecté… Mais le programme télévisé me semble d’une tel absurdité (et d’autant plus avec les moyens techniques d’aujourd’hui) que je suis sidéré de voir encore autant de personne être abreuvé par les inepties du petit écran. Ceci dit, c’est peut-être parce qu’ils ont arrêté le club Dorothé…

        Alors, oui, tu as raison dans ton dernier paragraphe. Et je conçois la complexité. Mais je crois que l’INFJ est très capable de trier sa perception dans son développement personnel. Mais il est aussi capable de prendre une information en lui donnant la valeur supplémentaire du contexte de cette information. C’est une vrai richesse que de pouvoir dire après coup, je sais cela de celui-là, car il était dans ce contexte pour le dire, plutôt que de sortir l’information comme d’un chapeau. Et cela aussi, c’est à la portée de tous les INFJ.

    • Lintz dit :

      Ce n’est pas exactement cela !

      Je pense plus que c’est notre façon de voir le beau qui est créée par notre éducation. En réalité, l’esthétique est un exemple parfait ! Notre conception du beau est quelque chose d’extrêmement formaté par notre éducation, notre milieu social.

      Où je veux en venir, oui, nous « pensons par nous même », mais nous ne pouvons penser que par ce que nous avons obtenu des autres. Typiquement, d’où te vient ta volonté de ne plus utiliser la télévision ? Ta conviction que tu n’y trouveras rien de bon ? Et par qui ou quoi, est défini ce bon ?

      Je doute que tu as généré du néant, tout un tissu de convictions ! Si je ne me trompe pas, cela vient de ton éducation ? De tes lectures ? Peut-être d’articles dans les journaux ou sur internet ? Attention, je ne veux pas relativiser le travail intellectuel de chacun, je pense que c’est une chose très importante ! Mais je crois honnêtement que ce n’est pas un travail totalement conscient.

      Tout ça pour dire, nous évoluons dans des structures différentes, je pense qu’il est maladroit de donner à la liberté de penser un statut quasi essentialiste qu’elle, je pense, ne mérite pas.

      • Lunaire dit :

        Bonjour Lintz,

        Nous n’avons pas la même vision des choses. Je respecte cela. Mais j’ai vraiment l’impression de regarder à l’opposé de toi.

        Inclus-tu l’inconscient dans la pensée ? La pensée est quelque chose de construit et d’accessible, donc, appartient à la conscience. Ce qui se passe au-delà de la conscience n’appartient plus à la pensée. Mais, cela nous appartient tout de même dés lors que c’est notre inconscient qui travail/produit quelque chose.

        Tout est affaire de choix. A-t-on le choix en toute liberté ? A-t-on la liberté de choisir ? Voilà l’opposition que je ressens entre nous (attention, « opposition » ne doit pas être lu de manière péjoratif: on se fait face, on s’oppose; dans le miroir, l’image est opposée; etc…).

        Je m’éloigne de la télévision parce que le choix qu’on me propose est limité. On me donne la liberté de choisir… Dans un cadre restreint ! Cette limite, je la ressens au fond de moi comme douloureuse. Et la limite devient plus importante que le choix que je peux faire (en toute liberté). Pour éviter d’en souffrir, j’envisage d’autres possibilités. Je reprends ma liberté. Une liberté, tu as raison, délimité par moi même, consciemment (ou inconsciemment). Mais plus délimité par « quelqu’un d’autre » !

        Quand j’éduque mes enfants, je leur donne un cadre. Ils le respectent (à pour le moins, j’aime à ce qu’ils respectent le cadre que « je leur impose ». Car ce cadre provient de moi, il m’appartient). Je veux qu’ils soient critiques envers eux-même quand ils touchent cette limite. Parce qu’au-delà, ce n’est plus moi, mais eux qui devront faire des choix en toute liberté et s’imposer des limite en toute (in)conscience. C’est au moment où ils touches la limite que je peux leur apprendre la différence entre le bien et le mal, leur faire comprendre que mes valeurs sont celles-ci et pas celles-là (à tort ou à raison). Et force est de constater que parfois, après avoir tester l’au-delà de mes limites, ils reviennent vers moi en me faisant partager leur expérience de cette liberté qui leur appartient enfin.

        Voilà, pour moi, ce qu’est la liberté de penser. C’est quelque chose de très égoïste par nature (comme la douleur), mais qu’on essaye de partager tout de même.

        Merci pour l’échange, il me plait beaucoup, il me permet de parler de mes valeurs, et de les partager.

  2. jpdu intp dit :

    Hello Lunaire
    Je suis assez novice sur ce blog… Est tu infj Lunaire ? Perso je suis intp, mais le type infj m’intéresse, à pas mal de titres, mais c’est un autre sujet.
    La liberté de pensée, le libre arbitre…
    Si tu es infj, tu dois avoir réussi à prendre du recul sur le phénomène « de base » du fonctionnement infj : comme tu le dis ailleurs, Fe au service de Ni… et tu as développé ton Ti en troisième, pour prendre du recul, et gagner ta liberté. As tu réussi à dompter Se en inférieur ? lol
    Sur la dépendance (et puisqu’il est question ici de crédibilité, je suis docteur en pharmacie et j’ai un DEA de pharmacologie expérimentale et clinique, option neurobiologie des comportements… je précise juste parce que c’est le sujet du post, hein ;-)), tu as raison, d’un point de vue physiologique les zones céréales de « dépendance » (réseaux neuronaux dopaminergiques) sont bien les mêmes pour tous types de dépendance… Les dépendants à l’alcool sont quasiment toujours entendants au tabac, les dépendants aux opiacés sont souvent polytoxico et basculent d’une substance à l’autre, d’un comportement addictif à l’autre, et les médicaments anti parkinsonien (qui sont en fait des dopaminergiques), ont pour effet secondaires les comportements addictifs, au jeu , au sexe…
    Quant à l’addiction à la pensée d’autrui, c’est peut être du même ordre si on « range ça » dans la case « dépendance affective »… Mais dans cette relation gourou-adepte, c’est surtout le gourou qui m’intéresse… Et il est souvent infj 😉

    • Lunaire dit :

      Salut jpdu,
      Oui, je suis INFJ (ça peut apparaître bizarre de le dire ainsi). Et c’est une véritable calamité… Même dans le modèle du MBTI, pas de chance, expliquer ce profile relève du défis.
      L’INFJ peut être Gourou et comme tout Gourou, il lui faut des adeptes. Je suis plutôt une sorte de prophète et j’enseigne des disciples à l’aide d’un prêche souvent incompréhensible tant il se situe dans l’avenir. Mes disciples doivent souvent attendre, avant de comprendre. Au point de me dire que je fais un peu comme un parent avec la phrase « tu comprendras quand tu seras grand ! »
      Mais ce comportement de l’INFJ est l’oeuvre d’un INFJ immature à mon sens, dominé par Ti. Son besoin de relation (affective) pour le « nourrir » (Fe sur Ni) existe toujours. Et tous les INFJ qui lisent ma prose devrait le comprendre. La solitude, oui… Mais la solitude choisie, pas celle imposée ! Quand on impose à un INFJ d’être seul, il le vit mal…
      Puis vient le jour où l’INFJ découvre Se et s’en nourrit. Je lis souvent des INFJ apprécier la nature, les balades, certains INFJ artistes apprécies de « faire » de l’art (vraiment). Ils connectent avec Se. Mais vivre dedans, c’est vraiment souverain, salutaire. Je me sens « être » dans le monde, pas simplement « être ». Je suis « avec »… Et je pense présomptueusement que c’est une connexion durable avec Se. Alors mon prêche devient futile, je m’en rends compte: pourquoi dire à quelqu’un aujourd’hui, quelque chose qui ne comprendra que demain ! Le laisser vivre, c’est tout aussi bien… Et au travers de ce laisser vivre, je dois aussi vivre.
      A croire qu’il y a là une peur inexprimée, cachée au plus profond de chaque INFJ. Découvrir cette peur et l’apprivoiser (plutôt que d’apprivoiser la peur des autres). Et entrer dans un monde pluriel.

  3. Camille dit :

    Bonjour,

    Et tout d’abord bravo pour ce site très complet et extrêmement bien écrit.
    Il fait écho à beaucoup de mes expériences, m’étant découverte INFJ l’année dernière – et de façon très « typée » sauf pour le I.

    Je souhaiterais vous poser une question, car je ne sais pas si c’est une caractéristique de cette personnalité ; je ne l’ai que rarement vu développée dans quelques écrits. Il s’agit de la « mégalomanie dans la solitude » de l’INFJ.
    C’est un fait que j’ai expérimenté et auquel je fais attention à présent : comme la plupart des personnes de ce type psychologique, j’aime la solitude, elle me permet de me régénérer et me donne un sentiment de liberté et de plénitude. Alors parfois, j’ai eu tendance à en abuser, et au bout d’un moment, cela se transforme en sentiment de toute-puissance, d’omniscience, un peu délirant : « Je comprends tout au monde », « J’ai un contrôle et une connaissance parfaite et immédiate de mes pairs ».
    Dans ces périodes, je ressens une sorte d’euphorie, et en même temps, une grande contrariété face à l’adversité : comme le monde est sensé être « sous ma domination », tout accroc est insupportable.
    Bon, rassurez-vous, je redescends assez vite de ces hauteurs, mais c’est une « déviance » que j’ai constatée…

    Et j’en avais entendu parler, mais pour le profil INTJ. Dans des directions un peu différentes : « Mon intelligence domine le monde »…etc.
    Du coup, je me demandais si le profil INFJ pouvait être aussi sujet à cela – avec quelques nuances par rapport à l’INTJ ?

    Vous remerciant beaucoup déjà de votre lecture de ce long pavé, et en espérant que cette interrogation vous aura semblé intéressante,

    Très bonne journée à vous et encore bravo pour votre beau travail sur le profil INFJ…

    Camille

  4. tyayana dit :

    Bonsoir,
    Euh, je suis désolée, je m’aperçois que j’ai laissé vos commentaires sans réponse depuis bien trop longtemps… toutes mes excuses, c’est une période très chargée pour moi, je viendrai rediscuter dès que possible, au plus tard d’ici une semaine ou deux…

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