Quelques mots d’amour…

Certains d’entre vous m’ont demandé de vous parler des relations amoureuses. Comme l’univers est un petit plaisantin, ces demandes sont respectivement arrivées alors que je retrouvais, ravie et un peu incrédule, les sensations d’une histoire qui commence… et alors que j’essayais péniblement de me rappeler comment respirer, trois jours après m’être faite brutalement larguer. Respectueusement, certes, mais brutalement quand même.

Gardez ça en tête en lisant ce qui va suivre : vous êtes peut-être curieux d’avoir mon avis, mais je suis tout sauf qualifiée dans le domaine. Je n’ai jamais vraiment compris comment ça marchait, comment on faisait. Je ne suis même pas sûre de savoir ce que ça veut dire « être amoureux ». L’homme qui m’a quittée m’a dit qu’il était désolé, mais qu’il n’était « pas amoureux ». Pourtant au début, c’est lui qui me couvrait de messages et de compliments, et semblait ne pas pouvoir se rassasier de ma présence.

Moi, je ne sais pas si j’étais « amoureuse ». J’étais prudente, je voyais les problèmes potentiels se profiler à l’horizon, et ils étaient nombreux… mais j’étais « bien » aussi. Amoureuse ou pas, ça m’était un peu égal, c’était bien trop tôt (pour moi, en tout cas, visiblement pas pour lui), pour que je me pose cette question. Je savais juste que j’avais envie que « ça » continue. Et si vraiment je n’étais pas amoureuse, ça ne m’aura pas empêchée de pleurer toutes les larmes de mon corps…

Alors, de quoi vais-je vous parler, et comment ? Décidément, je ne sais pas trop. Pourquoi écrire alors ? C’est sans doute un peu thérapeutique… je me demande aussi si vous connaissez mes batailles. Je ne sais pas trop ce qui relève du MBTI et ce qui relève de « moi », du fait que je sois une femme, de tant d’autres facteurs… peut-être m’aiderez-vous à démêler un peu tout ça.
Je vais peut-être commencer par vous parler du besoin de connexion. Je ne me considère pas comme quelqu’un de seul. J’ai un cercle d’amis, des très proches, des proches, d’autres un peu moins, un vrai beau cercle, assez large somme toute et composé de personnes sur lesquelles je peux vraiment compter, j’ai encore pu le vérifier récemment. Je vis bien seule. J’aime avoir mes activités, organiser ma vie comme je l’entends, n’avoir que moi à prendre en compte. Je trouve que certains blogs/posts/meme INFJ encouragent l’auto-apitoiement à force de nous présenter comme des êtres foncièrement différents, solitaires, décalés. Et pourtant…
Pourtant quand une relation amoureuse commence, c’est comme si un vortex s’ouvrait. Comme si l’éventualité d’une connexion, bien qu’encore incertaine, balayait tout sur son passage, y compris toutes mes capacités de raisonnement, pourtant mobilisées à lister les problèmes potentiels… et à analyser la qualité de ladite connexion (fichue Ti…). La joie d’avoir trouvé quelqu’un avec qui cette esquisse puisse se développer (déjà un challenge en soi) et l’espoir de maintenir et de développer cette connexion sont tels que la relation passe automatiquement au premier plan dans ma vie.
Et je suis bien consciente que cela n’est pas nécessairement sain, surtout au début… (Side note : je ne sais pas non plus dans quelle mesure cela est perceptible par mon partenaire. Plusieurs d’entre eux semblent avoir eu l’impression que j’étais distante, au moins au début. Peut-être que je souffle le chaud et le froid. Ou le tiède, à force d’osciller entre Ni-Ti et Fe).

Ma thérapeute (ptêt bien une ENFP…) dit qu’il faut que je renonce à l’idéalisme et que j’arrête de réfléchir pour me concentrer sur ce que je ressens (Se ?). Sur le principe, je n’ai rien contre, mais je ne sais pas comment faire. C’est un peu comme me dire d’arrêter d’être moi. Ou d’aller courir sur l’autoroute à contresens avec un bandeau sur les yeux. Comment être dans une relation sans évaluer sa qualité et les risques qu’elle présente ? On va travailler dessus, je reviendrai vous dire si j’ai de grandes révélations  par la suite.

Dans l’immédiat, je ne peux que constater que j’ai oscillé toute ma vie entre de longues périodes d’ascétisme, euh, pardon, de célibat, et de brefs mais intenses moments d’exploration amoureuse. J’ai souvent eu l’impression que j’étais avec des hommes plus parce que, moyennant quelques qualités non-négociables, ils s’étaient trouvés là « au bon moment », que pour leurs qualités propres. C’est affreusement froid, écrit comme ça, je sais. C’est Ti. Il n’empêche que j’ai quand même eu des sentiments pour eux et qu’ils ont tous une place dans mon cœur. Ça c’est un truc que je ne sais pas faire, tiens : rayer quelqu’un de ma vie purement et simplement. C’est sans doute pour ça que je mets beaucoup de barrières au début, je m’assure qu’ils soient à peu près dignes de m’accompagner jusqu’à la fin de mes jours, au moins en pensée. Je vous fais peur ? Eh, c’est ça, les INFJ…

Bref. En bientôt 34 ans d’existence, j’ai réellement aimé deux hommes. Du fond du cœur, sans le moindre doute, défauts compris : deux. Ça, ça me fait peur. Seulement deux, et je n’ai eu de relation amoureuse avec aucun des deux, bien que nous ayons été très proches.
J’ai peur de passer encore des années à en attendre un autre. J’ai peur d’être seule, j’ai peur d’être avec quelqu’un et de m’aveugler sur mes sentiments pour cette personne plutôt que de rester seule, j’ai peur de ne pas savoir ce que je dois chercher, en fait. Et si ces vraies relations que j’ai eu avec ces hommes « de circonstances », elles étaient en fait plus réelles que celles impliquant les hommes que j’ai « réellement aimé » ? Et si c’était aussi valable d’être simplement bien dans les bras de quelqu’un que d’avoir l’impression que l’on décrypte et admire les moindres recoins de mon âme ?
Et si j’arrivais à m’auto-suffire, à me contenter de trouver que mon âme est très bien comme elle est, sans avoir besoin qu’un autre me le dise ? est-ce que ça me permettrait d’avoir des relations plus « légères » ?

Je ne sais pas. J’ai lu des théories un peu partout sur internet, sur le MBTI et les relations amoureuses. Il paraît que les INFJ avec les INFJ, c’est pas mal (je rappelle aux INFJ parisiens de plus de trente ans qui liraient ces lignes et n’en auraient pas été effrayés que je suis célibataire désormais, laissez-moi encore deux semaines pour me remettre et invitez-moi à prendre un café ! 😉 ). Il paraît aussi que ça peut bien coller avec les ENTP (jamais essayé) et les ENFP (c’était le cas de l’un de deux « heureux élus » que j’ai mentionnés ci-dessus, mais alors bonjour la galère pour se comprendre…). Les INFP sont généralement déconseillés, bien que l’on s’entende très bien en tant qu’amis (il semble que tantôt nous leur paraissions insupportablement émotionnels, tantôt l’inverse, ce qui conduit notre Ti à se mettre à tirer à boulets rouges sur leur Fi. Mauvais plan…). Tout ça, c’est bien beau en théorie, mais si la théorie permettait d’expliquer et de conserver l’amour, depuis le temps, on le saurait…

Je suis donc très sceptique sur ces modélisations. Je ne crois pas que passer par le MBTI dans ce domaine soit un très bon système. Je crois beaucoup plus dans le fait de rencontrer quelqu’un, le découvrir, l’apprécier… et par la suite, afin de mieux le comprendre, de limiter les causes de tension et de faciliter la communication, de chercher à connaître son type. Mais chercher un type « parce que les INFJ sont mieux avec les XXXX », ça n’a pas de sens, il y a trop de variantes à l’intérieur de ce paramètre.

PS : Heureux en couple, malheureux en couple, malheureux célibataire, heureux célibataire ? n’hésitez pas à nous faire profiter, moi et les autres lecteurs, de vos expériences et conseils…
PS2 : Cet article peut disparaître sans préavis si je rencontre quelqu’un qui manifeste de l’intérêt pour mon blog et gagne suffisamment ma confiance pour que je lui en donne l’adresse… évidemment, dans l’idéal, il faudrait qu’il soit assez « solide » pour pouvoir lire ça sans s’effrayer, mais puisqu’il paraît qu’il faut renoncer à l’idéal… vous êtes prévenus 😉 !

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17 commentaires pour Quelques mots d’amour…

  1. Lunaire dit :

    Je m’y risque…
    En effet, le MBTI ne peut pas t’aider en matière de relation. Aujourd’hui, je pense savoir pourquoi. Au-delà d’être INFJ (ou autre), il y a une manière de faire INFJ (ou autre). En relation, l’autre perçoit cette manière de faire en en déduit quelque chose pour lui même. Il peut être de tout type. Dans les grandes lignes, une fonction cognitive peut-être reconnue par l’autre au travers de la manière de faire, et c’est parfois plaisant. Il y a aussi des similitudes dans ses manières de faire directement en regardant les préférences, et de ce fait, une compréhension de l’autre (surtout avec des préférences d’orientation énergétique opposées: Ne sur Ni ou Fe sur Fi).
    J’aime beaucoup imaginer qu’entre deux personnes en relation, il y a un jardin contigu. Sa façon d’aménager son jardin, de s’en occuper (ou pas) est visible quand l’autre vient faire de même dans le sien. Parfois, une envie d’aller s’occuper du jardin du voisin existe. Au détriment du sien ? Peut-être… Souvent, les 2 jardins sont bien différent. Une volonté de n’en faire qu’un seul et d’être 2 à s’en occuper ? Possible… Ou pas ! Ce qu’il faut garder à l’esprit, c’est que quelque soit le voisin qui regarde votre jardin, vous avez besoin de vous occuper de votre jardin car il sera toujours là pour vous permettre de prendre l’air. En matière de relation, il faut absolument vous occuper de votre côté de la relation et comprendre ce qu’elle vous apporte pour que « demain » vous en soyez grandi.
    Etre amoureux de quelqu’un, c’est ressentir des sentiments multiples pour cette personne. Et comme il me plait de le dire, les sentiments se vivent au présent (bienvenu dans le monde de Se). Il ne faut pas penser que CE moment improbable, impeccable, inoubliable, va pouvoir se postposer dans le futur à l’identique. CE moment appartient invariablement au présent. Le mieux est de ressentir en soit le changement que CE moment amoureux provoque en nous et c’est ce changement dont il faut se souvenir. L’autre n’est pas responsable de notre manière de ressentir l’amour. Nous sommes les seuls responsables de notre capacité à interpréter l’amour en nous-même. L’autre n’est qu’une étincelle qui peut être fugace, régulière, et quoi d’autre encore…
    Voilà ce que cette lecture m’inspire, à chaud…

    Lunaire

    • tyayana dit :

      Merci Lunaire ! j’aime beaucoup l’image des jardins…ça dit aussi que si l’autre ne veut pas s’occuper de son jardin, eh bien… on ne peut rien y faire, malheureusement…

  2. Olya dit :

    Bonjour,
    Pourquoi certains rencontrent leur âme sœur au tout début de leur vie alors que d’autres passent des siècles à la chercher ou à l’attendre ? Pourquoi au début d’une relation, nous avons tellement d’espoirs rapidement déçus alors que d’autres n’attendent absolument rien et reçoivent pourtant tout ? Pourquoi jetons nous notre dévolu sur des personnes auxquelles nous ne dévoilons pas nos sentiments alors que d’autres arrivent à franchir le cap et les aborder ouvertement ? C’est quoi l’amour ? C’est quoi aimer ? L’homme idéal ne l’est qu’à travers notre regard (de femme en l’occurrence, mais cela vaut peut être aussi pour les hommes). La relation parfaite ne l’est que si nos attentes sont comblées. Mais en restant secrets, il est vrai que la tâche est plus difficile pour l’autre. Peut être qu’il faut encore plus essayer de se mettre à la place de l’autre : comment peut il savoir ce que l’on attend ou ce que l’on ressent sans qu’on le lui dise clairement ? Comment peut il (ou elle) avoir des repères pour poursuivre la relation alors qu’on se fixe nous même la barre très haut ? Démystifier l’amour (l’âme sœur est une belle notion, mais à force de croire que cela vient sans qu’on ait aucun effort à faire, elle reste justement qu’une notion) est peut être une chose qui pourrait permettre à un INFJ d’être heureux en couple…. Cela paraît très terre à terre pour nous, mais c’est peut être un salut. On ne se rend pas toujours compte de la distance que ressent l’autre c’est vrai, car probablement que la relation se passe beaucoup plus dans notre imaginaire (d’idéal) et que le flot de ressentis qui en découle nous est suffisant pour vibrer ou peut être est-ce du à l’hypersensibilité et à la peur de souffrir en se livrant. Or, les autres types ont besoin de concret je pense. Si un INFJ concrétise ses sentiments, qu’il matérialise ce qu’il ressent à travers la relation … ne serait-ce pas un magnifique cadeau pour la personne aimée ? Chacun voit midi à sa porte et encore plus en matière d’amour. En tout cas pour ma part, je pense que celui (celle) qui arrive à permettre à l’INFJ de vivre ses sentiments en toute confiance en prenant son temps et en respectant la distance au début de la relation (et pendant aussi car on a besoin de liberté) et qui arrive quand même à être un soutien au quotidien, en toute somme quelqu’un qui arrive à jongler avec ces contradictions, ben c’est le partenaire idéal. Mais il faut peut être savoir l’aider car personne n’arrivera à deviner tout seul tout ce qui se passe chez un INFJ. (Ps : j’ai ce point de vue car je sors d’une longue relation biaisée dans laquelle je m’étais convaincue que c’était de l’amour et aujourd’hui je ne suis pas vraiment avec quelqu’un qui laisse le temps aux choses, qui me laisse venir vers lui et avec lequel j’arrive à me dire que si on ne se revoit plus, cela ne fait rien car j’aurai pris que le meilleur sans regrets 😉 ).

  3. Ron dit :

    Bien bien, *s’assois dans son fauteuil d’INFJ*

    Permet moi de te partager quelques tips, en espérant que tu comprennent qu’ils sont de bon coeur de ce que j’ai pu remarquer, apprendre et surmonter de manière récurrente sur les relations 🙂

    En premier lieu effectivement, en dehors du cadre MBTI, tes choix amoureux découlent d’abord de ton style de vie. Ce que j’entend par la c’est la vision claire de ce que tu désire dans chacune des sphères de ta vie(notamment les relations). La plupart des gens qui ont des relations bancales, ou hasardeuses n’ont pas d’intentionnalité précise, pas de vision claire, définie et stricte.

    C’est notamment pour ça que tu peux entendre autour de toi « j’attend que ça vienne naturellement », « on va voir comment ça avance ». Je pense pas que les INFJ soit les plus « naturel », ni ceux qui ont besoin de voir le déroulement pour « savoir si ça va passer »(Hello Ni), par conséquent ce qui peut être un mode légitime et privilégié pour d’autre tempérament (j’entend SP, SJ) sera pas nécessairement la meilleure stratégie pour toi.
    Je pense que les INFJ sont les moins prône à vivre des amours spontanés, comme d’autre types ou à vivre un amour « fluide qui leur tombe dessus ». Rien n’est fluide.
    Tu dois construire « Manuellement le sens des choses », sur tout les domaines.

    Ce qui signifie qu’en réalité, tu dois bâtir, ta propre vision amoureuse, basé sur ton identité, sur ta plus haute « idée de l’amour »(que sois des considérations spirituelles, éthiques ou autre, mais ta vision) Donc penser à ce qu’une relation idéale t’apporterais.

    La relations que tu décris avec ces 2 hommes, me semble pas immorale ou étrange du tout, et effectivement ils étaient là au bon moment. Mais quel moment? Le moment ou tout être humain à besoin de remplir ses besoins de « connexion », de « certitude », de « sens », quitte à modifier la réalité pour y arriver, et rationaliser un rapport pas nécessairement amoureux, en histoire romantique.
    Et de toute façon ces besoins seront rempli d’une manière ou d’une autre…

    La raison pour laquelle je parle de créer cette vision claire est que sinon, tu va remplir les besoins mentionné plus tôt, mais de manière inconsciente(donc frustration au bout du chemin) et donc probablement avec la même méthode que tu as employé dans le passé.

    Point important: Les être humains sont des créatures d’habitudes et de pattern. Si jusque ici, tu n’as pas eu de relations satisfaisante, il y a de forte chance que ça continue très bien comme ça, et de la même manière d’ailleurs, avec peut être plus de stress et de résignation.
    Donc une nouvelle situation, ou une nouvelle personne, sera juste un nouveau problème dans l’état actuel des choses.
    Mais heureusement on à le pouvoir de changer…

    Comment se recréer une vision amoureuse, clair, émotionnellement stable?
    Je pense que tu devrais éviter la littérature sombre « des INFJ si spéciaux qui s’en sortent pas » comme tu l’a mentionné, parce que tu va assimiler inconsciemment, cette histoire dans le fond de ta tête, et ton Ni, va se faire une joie de te le ressortir et de te le démontrer dans ta vie de tout les jours.

    Si tu dois lire quelque chose, prend de la littérature positive, constructive, qui te donne des suggestions créatives(l’opposé de corroborer le négatif)

    Je suivrais le conseil de ta thérapeute, quelques astuces pour apprivoiser Se:

    Crée toi une vision des attributs idéaux que tu cherche chez ton partenaire.
    Demande toi ou ce trouvent ces individus, quels type de lieux ils fréquentent, ce qu’ils font pour avoir une idée d’ou tu peux devenir plus « active »(Intentionnalité versus « hasard »)
    Le meilleur moyen de tempérer le perfectionnisme c’est de créer des micros actions, sinon ta tendance d’abstraction va croître sans fin.(=Déconnexion avec la réalité)
    Pour vérifier que tu sois plus concrête,imagine un enfant de 7 ans qui viens te voir et qui te dis, « Madame c’est quoi pour toi l’homme idéal? » Si tu peux pas répondre de manière simple et immédiate, c’est que ta vision interne est encore « trop Ni » et pas assez concrête (Se)

    Pour terminer on fini toujours par attirer des gens qui se trouvent dans notre « niveau de réalité », donc de toute façon le travail à faire sera sur toi, et ton propre développement. Les pensées de même natures s’attirent…

    Encore une dernière chose, l’INFJ c’est un idéaliste…Tu dois vendre du rêve et trouver quelqu’un qui résonne avec ce rêve. Donc c’est important que tu alimente ton esprit d’esthétique, de possible, ect…

    J’espère que tu pourras y trouver des bonnes idées pour les prochains hommes que tu rencontreras 😉

    • tyayana dit :

      Merci beaucoup, Ron, pour ce commentaire détaillé ! Excuse-moi d’y répondre seulement maintenant, j’avais besoin de quelques semaines pour « digérer » et pouvoir repenser à tout ça avec plus de recul, mais aussi … eh bien, je ne sais pas trop quoi répondre au début, en fait.
      Sans relire dans l’immédiat ce que j’ai écrit dans mon article, j’ai tendance à penser comme toi que nous pouvons relativement « prévoir » de façon assez fiable l’évolution d’une relation… mais c’est un truc qui fait tiquer ma thérapeute, par exemple. Elle estime que ça témoigne d’une volonté de contrôle, d’auto-protection, qui m’enferme dans mes projections.
      Typiquement,je pense avoir une idée assez claire de ce que serait ma relation « idéale », mais la réalité n’a jamais correspondu. De sorte que je me dis que l’approche réaliste de la thérapeute « oubliez les idéaux », fait sens pour moi. Je ne sais juste pas trop quoi faire du « label » INFJ au milieu de tout ça. Est-ce que la thérapeute ignore cette réalité qu’il faudrait prendre en compte, ou est-ce que c’est moi qui m’enferme dedans comme une excuse pour ne pas me confronter à la réalité ?
      Probablement un peu des deux… Le fait est qu’avoir lâché du lest sur les idéaux professionnels m’a permis d’obtenir mon travail actuel, qui n’est certes par parfait, mais m’offre un équilibre que je n’avais pas avant. Il en va sans doute de même dans les relations amoureuses…
      En tout cas, tu as tout juste sur ça « Le moment ou tout être humain à besoin de remplir ses besoins de « connexion », de « certitude », de « sens », quitte à modifier la réalité pour y arriver, et rationaliser un rapport pas nécessairement amoureux, en histoire romantique. » C’est exactement ce qui se passe… et la chute est d’autant plus rude que je sais que ces moments sont rares, donc mes « fenêtres » de disponibilités amoureuses, aussi artificielles soient-elles, avec…
      C’est une bonne idée, de réfléchir concrètement à « où pourraient se trouver les personnes que je cherche ». Simple mais efficace. Je vais m’y atteler 😉
      Et je suis complètement d’accord sur la question du « niveau de réalité » et le fait de cultiver du positif !
      Merci 🙂

  4. G dit :

    Excellent article, qui me parle très personnellement. Je suis un homme, et très certainement INFJ (je n’ai pas fait le test officiel…).
    Je pourrais passer quelques heures à développer les différents points que tu y abordes, c’est un sujet qui me fascine: l’INFJ et ses relations amoureuses.
    Je n’ai malheureusement pas toutes ses heures devant moi, alors au risque d’être un peu frustré, je ne vais en aborder que quelques uns 🙂

    Pour commencer, le chaud et le froid: à mon (humble) avis, c’est un résultat du conflit entre 2 pulsions. La première, qui nous pousse à vouloir nous dévoiler entièrement à l’autre très tôt dans la relation. Ce « vortex » comme tu le décris si bien, qui balaie tout en nous. La seconde, qui nous pousse à nous protéger pour ne pas dépendre de quelqu’un. J’imagine que c’est surtout le cas chez les INFJ « adultes », qui ont déjà vécu des déceptions amoureuses. Me concernant, je n’ai eu qu’une seule vraie déception amoureuse, avec la seule femme que j’ai vraiment aimée de toute la force de mes sentiments. Et ça a été l’expérience la plus douloureuse que j’ai connue. Du coup, je me « protège » plus ou moins consciemment quand une nouvelle relation démarre. Je me laisse toujours une « porte de sortie émotionnelle », pour ne pas devenir complètement dépendant de l’autre. Si elle décide de me quitter brutalement, ou si la relation ne me satisfait pas, ça me permet de m’en remettre sans trop de dégâts. Bon, ça c’est surtout la théorie hein, dans les faits, c’est rarement aussi simple 🙂

    Sur le fait que tu n’aies aimé que 2 hommes à 34 ans: j’ai 29 ans, et j’ai réellement aimé 1 seule femme. Il me reste 5 ans pour te rattraper 😉 Je suis extrêmement exigeant, avec moi-même, et avec mes relations. Et quand je dis extrêmement, j’entends « déraisonnablement » exigeant. Quand je laisse tomber mes barrières ou ma carapace, je me jette pleinement dans la relation. J’y pense 24/7, j’en rêve la nuit, par moment ça me donne des frissons d’y penser, ou des « shots d’adrénaline » qui me parcourent tout le corps. Parfois, il m’arrive de pleurer, quand j’entends un morceau qui m’évoque une aspect de cette relation (sans que ça soit nécessairement triste…juste un trop plein d’émotion que mon corps ne sais pas évacuer). C’est très très fort, un INFJ qui aime. Et en général, nous attendons la même intensité chez l’autre. De façon plus ou moins consciente, plus ou moins assumée, mais nous avons besoin d’être aimés comme nous même nous aimons. Et ça, peu de gens sont capables de le comprendre, d’une part, et de nous le rendre, d’autre part. J’imagine que ça peut expliquer pourquoi il y a aussi peu de gens avec lesquels nous sommes capables d’avoir une relation amoureuse sincère et épanouie. Car il faut d’abord que l’autre « satisfasse » nos critères, puis qu’il soit en mesure de nous gérer dans une relation. De tempérer nos ardeurs, de nous prouver qu’il nous aime, n’aime que nous, et nous aime pleinement. Et j’imagine que ça demande une bonne dose de maturité affective chez l’autre, pour gérer cela sans s’énerver, sans nous vexer, et pour se satisfaire de ce type de relation (au sens, y trouver son compte).

    Un rapide mot sur la manière dont le MBTI peut aider dans les relations. A mon sens, c’est effectivement inutile de recherche « un type » en particulier. Trop compliqué, trop hasardeux, et à moins d’être un consultant MBTI certifié, ça me paraît un peu illusoire comme démarche. En revanche, une fois que j’en viens à « connecter » avec une personne (amie ou amour), je cherche immédiatement à trouver son type. Ca me permet d’anticiper les écueils éventuels dans notre relation. De comprendre son fonctionnement, aussi, pour « parler son langage ». La femme que j’évoquais plus haut est une ENTP (Ne – Ti – Fe – Si). J’ai adoré: son énergie, son intuition (on se comprenait d’un regard), son extraversion (elle exprimait ce que je ressentais mais ne savais pas dire), sa capacité à aimer aussi fort que moi, sa capacité à rationaliser les choses, à me tempérer. Je n’ai pas aimé: sa capacité à rationaliser les choses 🙂 Elle était capable d’être très froide, cassante. Capable de rayer quelqu’un de sa vie. Elle avait sans cesse besoin de se mettre en avant et se sentir valorisée. Ca a été une relation extrêmement passionnée, qui s’est terminée essentiellement pour des raisons indépendantes de nos « types ».

    Dernier point, j’ai lu un article (http://theinfjcafe.blogspot.fr/2015/02/infj-chameleon-gone-wrong.html) récemment qui m’a marqué, et qui décrivait les INFJ comme des « caméléons ». C’est en anglais…L’idée générale de l’article et des commentaires est que nous sommes extrêmement adaptables, et donc capables de démarrer une relation avec la plupart des gens qui nous plaisent. Néanmoins, plus ou moins rapidement, nous nous apercevons que cette relation ne nous convient pas, et nous en sortons. Le problème, c’est quand la relation en question démarre tôt dans notre vie, et que nous ne sommes pas capables d’en sortir (manque de courage, de lucidité, peur de faire souffrir l’autre…). J’ai été assez marqué par le nombre d’INFJ qui expliquent avoir divorcé après 5, 10, 15 ans, quand, en réfléchissant sur eux-mêmes, ils se sont aperçus qu’ils s’étaient en fait mariés beaucoup trop tôt.

    Voilà pour moi…je serais ravi d’échanger plus en détails sur ce sujet si tu veux – je ne suis pas célibataire en revanche, et puis j’ai moins de 30 ans, donc je ne te proposerai pas un café…ou alors en tout bien tout honneur 😉

    • tyayana dit :

      Bonjour !
      Merci beaucoup pour ce vrai gros commentaire, et toutes mes excuses de ne réagir que maintenant. Comme je l’écrivais à Ron, j’ai écrit cet article comme on enverrait une bouteille à la mer, et le fait est que j’avais besoin d’un peu de temps avant de me repencher sur ma situation…
      Je suis d’accord sur ton analyse du « chaud/froid ». Ce qui est paradoxal, c’est que même en terme de ressenti, j’ai l’impression que c’est toujours mêlé…
      Je pense être un peu pareille en terme d’intensité. Avec peut-être ce problème supplémentaire que j’arrive toujours à trouver une raison pour me brider ou me freiner, de peur de souffrir, dans l’expression de mes sentiments, et que ça n’est bon ni pour moi, ni pour l’autre. Il vaudrait sans doute mieux que j’assume mes sentiments et que j’agisse en fonction d’eux au lieu de laisser la tête prendre le dessus…
      Je m’en vais de ce pas lire l’article que tu mets en lien, merci. Par rapport à ce que tu en dis, c’est mon expérience, sauf que moi je suis sortie de ces relations de jeunesse. Au prix d’un fort sentiment de solitude et d’inadaptation, par contre. Ce qui m’énerve, c’est que j’ai beau me voir passer en mode caméléon au mépris de mes propres préférences, je n’arrive pas à m’en empêcher.. et du coup, l’autre ne me « voit » pas telle que je suis et pour moi ce n’est pas satisfaisant. C’est exactement ce qui était en train de se passer dans ma dernière relation, je n’ai « juste » pas eu le temps d’arriver au point de saturation.
      Merci pour la proposition 🙂 Je suis assez occupée en ce moment, mais j’essaierai de penser à te recontacter quand ce sera un peu plus calme (en tout bien tout honneur, bien sûr !) .

  5. Ping : De l’amour… toujours | Le coin lecture des Infj

  6. Lise dit :

    Et voilà, cet article et ses commentaires (notamment celui de G.) m’ont fait pleurer. Ce qui, j’imagine, prouve à quel point l’amour manque à ma vie. Non pas que je me sente mal ou incomplète seule, au contraire, mais je sais qu’une relation amoureuse serait la cerise sur le gâteau, le bonheur des bonheurs.

    Je suis déjà passée par ici il y a deux ans pour laisser un commentaire ou deux sur quelques posts, et aujourd’hui, j’ai eu envie de revenir pour consulter d’autres articles. HA! Bonjour les larmes…

    C’est la phrase « C’est très très fort, un INFJ qui aime » de G. qui m’a déclenché cette forte émotion. Parce que c’est exactement ça. Quel que soit le sentiment en question, je ressens tout à l’extrême. Et l’amour en fait partie, même si je n’ai pas encore eu la chance de l’expérimenter sur le plan amoureux… du moins de façon réciproque. J’ai eu quelques « crushes » comme on dirait en anglais, aussi bien pour des gens que j’ai côtoyés que pour des gens que je ne connais pas personnellement, et beaucoup de garçons/jeunes hommes m’ont déjà fait part de leur amour/attirance pour moi au fil des années, mais je ne les ai jamais aimés en retour. En résumé, l’amour réciproque, je ne connais pas. Et j’en rêve tellement… (et voilà, écrire ça me tire à nouveau les larmes, purée…)

    Mais voilà, les « défauts » évoqués ici sont terriblement handicapants. Et même si je ne veux pas me l’avouer, il est très possible que je m’auto-persuade de choses négatives sur moi, sur les autres, sur l’impossibilité de trouver quelqu’un digne de confiance, qui saura totalement nous comprendre (choses dont j’ai besoin comme d’air pour respirer), nous aimer comme on aime, avec cette intensité, cette exhaustivité… Et pour moi qui n’ai encore jamais vécu de relation amoureuse, vient s’ajouter la peur de l’inconnu, même si, je le sais, l’envie et la passion et le bonheur balayeraient cette peur immédiatement. Mais encore faut-il sentir qu’on peut faire confiance à l’autre pour justement lâcher prise de cette façon. Et ça…

    Bref, je ne sais pas trop où je vais avec ce post, mais je voulais surtout partager mon émotion et mon (in)expérience. J’ai tendance à me dire que ça me tombera dessus quand je m’y attendrai le moins. Alors oui, du coup, pendant ce temps-là, je reste passive. Mais ce n’est pas dans mon tempérament de toute façon. Le premier pas, ce n’est pas pour moi. Parfois, je vois cet idéalisme et ce côté ultra romantique comme un fardeau, mais la seconde d’après, je me rends compte que ça reste moi, et un cadeau. Je préfère encore être comme ça que résignée. Mais… oui, ce sujet me touche profondément (comme on l’aura compris !) et… j’ai hâte de connaître ce bonheur. Même avec le malheur qui va avec lorsque ça se termine, je m’en fiche. Ça fait partie de l’expérience, de la vie. (Oui, je sais, je ne dirai sans doute pas ça le jour venu !)

    Breeeef, je vais m’arrêter là, parce que cette réponse part en cacahouète ! XDDD

    • tyayana dit :

      Bonjour Lise,
      Merci d’avoir partagé ton ressenti ici. C’est bien, si tu pleures : il vaut toujours mieux que ce genre d’émotions sorte, et puis cela t’indique l’importance que ce sujet revêt pour toi. Je ne sais pas quel âge tu as, donc il est difficile pour moi d’évaluer ton expérience de ces questions, mais je me reconnais beaucoup dans ce que tu décris. Or, j’arrive à 34 ans et je commence à me demander si je n’ai pas loupé le coche, s’il n’est pas « trop tard » (pour avoir une famille et des enfants, en tout cas). Je fais un travail sur moi qui fait que je comprends pourquoi j’en suis arrivée là, mais qui m’amène aussi à questionner mon image de la relation comme un absolu parfait ( je te cite : « quelqu’un digne de confiance, qui saura totalement nous comprendre « ) : la relation amoureuse est sans doute concrètement comme toute les autres relations, avec des qualités et des défauts. L’idée étant que tes ami(e)s t’amènent chacun des choses différentes et que tu leur demandes ce qu’ils peuvent t’apporter selon leurs aptitudes (tantôt un conseil pratique, tantôt du soutien émotionnel), et que ce sera pareil avec ton homme : il t’apportera certaines choses, mais il faudra trouver les autres ailleurs, voire en toi-même.
      Du coup, je ne peux que t’inciter à te méfier de l’idéalisme et de la passivité… j’ai longtemps pensé que de toute façon la plupart des gens autour de moi se mettaient en couple trop tôt et sans réfléchir, et puis un jour j’ai ouvert les yeux et je me suis rendu compte que plusieurs hommes que j’appréciais et avec qui il aurait peut-être pu se passer quelque chose étaient déjà en couple. Je voudrais juste éviter qu’il t’arrive la même chose…

      • Lise dit :

        Merci pour la réponse ! 🙂

        Depuis ma première visite il y a 2 ans, j’ai aujourd’hui 27 ans. Et encore aucune expérience à mon actif. D’où l’intensité du manque, je suppose.

        Quant à l’idéalisme et la passivité… J’avoue avoir un penchant pour les deux. Cela dit, j’estime que trouver quelqu’un qui nous apporte ce sentiment de confiance et d’être compris ne relève pas de l’idéalisme. C’est non seulement un prérequis indispensable pour nous INFJ, mais un prérequis pour une relation saine et équilibrée selon moi (tant que l’on retourne la faveur, bien sûr !). Mon idéalisme peut se nicher ailleurs, dans des détails, peut-être. La faute à mon très grand romantisme aussi. Et la passivité… oui, c’est un handicap. Le premier pas, ce n’est pas pour moi. Et je ne favorise pas forcément les rencontres avec mon mode de vie (travail à la maison, hobbies solitaires, introversion, etc.). Cela dit, trop s’éloigner de ses habitudes uniquement pour faire des rencontres (ex. : aller dans des endroits qu’on n’aime pas fréquenter habituellement) n’est pas le plus judicieux non plus, à mon avis.

        Ah la la, ce n’est pas simple tout ça. 🙂

        Merci pour l’écoute, le soutien et l’inquiétude ! C’est très gentil à toi. Pour le moment, je n’ai pas de « souci » à me faire – je n’ai rien raté niveau romantique puisque rien ne s’est jamais présenté ! Mais je tâcherai de faire attention si l’occasion se présente.

  7. Lunaire dit :

    Relation d’envie… Relation de besoin… Je me rends compte que l’INFJ est quelqu’un souvent autonome qui, s’il accepte avoir des besoins, comme tout le monde, n’impose pas ce mode de relation à l’autre. Son idéalisme repose justement sur l’envie de l’autre. Pas pour vivre l’envie de l’autre, mais pour se donner le droit de vivre aussi son envie en terme de relation.

    Aujourd’hui, je me rends compte que 2 personnes peuvent vivre une relation de besoin, et la vivre heureux, parce qu’ils sont sur le même mode relationnel. Je pensais cela impossible… Mais si, si ! ça existe…

    Mais ce serait tellement bien de vivre une relation d’envie à 2 ! Etre entier, l’autre aussi… Jouir de ses envies, laisser l’autre jouir des siennes… Le tout dans le bonheur d’une compréhension mutuelle, d’une reconnaissance mutuelle.

    L’amitié offre parfois la solution à cette dynamique relationnelle basée sur l’envie.

    • Totalement d’accord ! ^^
      C’est pourquoi je n’aime pas l’expression « moitié » pour désigner l’autre : cela sous-entend que l’on n’est soi-même qu’une demi-personne, et qu’on se repose sur l’autre comme sur une béquille… Et moi, je refuse d’être bancale. Je veux être une personne entière, en compagnie d’une autre personne entière, afin d’avoir chacun notre intégrité + la troisième intégrité que nous formons ensemble.
      Certes, l’autre est toujours un soutien, mais il y a une nuance entre être aidé par quelqu’un et s’affaler dessus au lieu de chercher d’abord à se battre soi-même.

      • tyayana dit :

        Je ne pourrai pas être plus d’accord ! Je crois cependant que cette vision va un peu à l’encontre de certains stéréotypes autour du féminin, ce qui ne facilite pas le fait de trouver un compagnon en accord avec ça…

  8. Merci pour cet article très intéressant (d’autant plus qu’en tant qu’INFJ je m’y reconnais bien), et d’une façon générale pour votre blog que j’adore parcourir.
    Je pense aussi que le MBTI ne doit pas être le « critère de sélection » des personnes que l’on rencontre, mais juste un outil pour mieux le comprendre dans un second temps, si le bon feeling s’est déjà manifesté.

    Il y a 7 mois, j’ai rencontré un jeune homme sur un site de rencontre. D’emblée il a eu l’air d’adorer mon côté créatif et délirant (C’était le ton de ma présentation, j’avais fait exprès pour éliminer tous les candidats trop conventionnels ;P), et nos premières conversations étaient très enrichissantes. Nous étions bluffés, car nous avions l’impression de nous connaître depuis toujours tant nos échanges sont devenus rapidement naturels, plein de confiance et de tendresse…A peine deux semaines plus tard nous nous sommes rencontrés en vrai, et ça a confirmé mes soupçons : j’avais trouvé un nouvel ami, et peut-être plus !
    Quelque mois ont passé, on s’est découvert de nombreux intérêts en commun et avons appris à mieux nous connaître. Un jour, il m’a parlé du MBTI. Je me souvenais avoir découvert mon type il y a un an ou deux, mais je n’avais pas creusé le sujet (Du coup je l’ai fait après) Il s’est avéré être un ISTP, un des derniers types qu’on conseillerait à l’INFJ. Je n’ai pas compris : je ne m’étais pourtant jamais senti autant en phase avec un garçon ! Et puis, j’ai remarqué que les sites condamnant cette relation se basaient sur des clichés concernant les deux types : d’un côté, on a l’INFJ new age qui passe son temps à méditer et pleurnicher et ne veut surtout pas se casser un ongle, et de l’autre un ISTP mécano bourrin qui ne supporte pas de parler psychologie (et qui tue sûrement des gens pour le compte d’une société secrète) : oh là là, que de contraste, que d’incompréhension…

    C’est peut-être parce que l’ISTP que je connais est plutôt « équilibré » (Il a visiblement une fonction tertiaire Ni très développée), tandis que moi je sors volontiers mon Ti (Nos petites joutes Ni-Ti / Ti-Ni sont d’ailleurs très drôles), et le fait d’avoir grandi chez les scouts et d’être sportive me confère un certain SP wannabisme… mais je ne me suis jamais ennuyée avec lui. Je trouve même qu’utiliser les mêmes fonctions est pratique, parce que d’un part avec Fe inférieur il galère à assumer et exprimer ses émotions, d’autre part avec Ni-Fe je compense en devinant ce qu’il veut dire et j’agis de sorte à le rassurer. Je crois qu’il adore ça. Et d’autre part, avec Se inférieur j’intellectualise trop et je galère à savourer l’instant présent : à ce moment là, il est là pour m’aider à me reconnecter à moi-même, à mon corps.
    Certes, il y a eu des difficultés au niveau de la conception de la relation, entre moi qui voulais absolument un cadre, une garantie, alors que lui se sentait angoissé par l’idée d’être « enfermé » et préférait la vivre au jour le jour sans se coller d’étiquette… Mais nous avons appris à nous faire confiance. Je sais maintenant que quand il disparaît trois jours, ce n’est pas pour autant qu’il va m’abandonner : il a juste un grand besoin d’espace pour faire du rangement avec Ti, tout comme il m’arrive de m’isoler pour laisser ma pensée dériver. Je sais que l’ami ISTP va débarquer trois jours plus tard, comme un chat qui rentre de fugue l’air de dire « Bah quoi, j’étais sorti me promener ! ^^ Je veux des papouilles maintenant ! ».

    Le MBTI ne nous a pas séparé, il nous a au contraire aidé à mieux comprendre nos failles et à être plus complices. Si je m’étais basée dès le début sur la théorie, j’aurais bêtement loupé cette belle rencontre…

    Pardon, j’écris trop. C’est pas ma faute, je suis INFJ 😛

    • tyayana dit :

      haha, merci ! mais non, vous n’écrivez pas trop (en plus, me dire ça, à moi ! vous avez vu la longueur des articles, sur ce blog ? 😉 ), c’est un super témoignage ! Effectivement, je pense que le MBTI doit venir en complément, et non en préambule… il y a tellement d’autres aspects dans une personnalité…
      En tout cas, c’est super que ça se passe bien, profitez-en !

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